gestiont resorerie entreprise

Au printemps, les entreprises étaient prises de court lors de l’annonce du confinement et cela s’est ressenti dans leur façon de gérer les flux de cash et leurs réserves de trésorerie. Cette situation ne devrait plus se répéter durant le reconfinement et la deuxième vague, dont l’issue est encore incertaine.

La deuxième vague de l’épidémie de Covid-19 met à nouveau la pression sur la trésorerie des entreprises. Elles abordent néanmoins ce nouvel épisode en bien meilleure posture par rapport au printemps, grâce à :

  • une préparation plus aboutie ;
  • une bonne compréhension des enjeux ;
  • des défis de la bonne gouvernance du cash.

Plusieurs sociétés n’hésitent pas à se tourner vers des solutions connectées pour optimiser le suivi des encaissements et des décaissements de liquidités, que ce soit sur leurs comptes bancaires ou avec leurs fournisseurs. D’autres font appel à des cabinets de conseil spécialisés dans l’accompagnement professionnel en matière de :

  • gestion de trésorerie ;
  • planification stratégique.

Des conseils professionnels en gestion de trésorerie

Échaudées par le premier confinement, les entreprises abordent la deuxième vague de Covid-19 beaucoup mieux préparées, surtout dans leur manière de gérer leur besoin de trésorerie. Certaines ont fait appel à des cabinets de conseil comme Eight Advisory afin de mieux gérer leur flux de cash et tous les paramètres qui y sont associés.

Sur les recommandations de ces experts, ces sociétés ont mis en place des comités de suivi impliquant toutes les fonctions stratégiques, telles que le :

  • CEO ;
  • DRH ;
  • directeur commercial ;
  • le directeur/responsable juridique ;
  • CFO.

Ces cadres dirigeants se réunissent deux fois par semaine pour planifier les opérations permettant d’exploiter au mieux la trésorerie disponible en fonction des objectifs à court et à long terme.

En plus de l’optimisation du cash, la bonne gouvernance des mécanismes de financement figure aussi en haut des priorités des entreprises durant la deuxième vague.

Sur ce point, les structures basées en France peuvent s’appuyer sur les dispositifs publics, tels que le prêt garanti par l’État et les mesures de chômage partiel, pour adapter la gestion de leur cash-flow à la situation de crise qui prévaut actuellement.

Des leviers privés (le financement bancaire et le factoring par exemple) existent également pour s’assurer une source de liquidités essentielles aux paiements des :

  • fournisseurs ;
  • salariés ;
  • partenaires.

Un suivi plus précis et centralisé du cash

La compréhension des flux de paiements et d’encaissements de l’entreprise sera aussi au cœur de la bataille du cash pendant cette deuxième vague. Un expert de chez Eight Advisory estime que cela aidera les managers à :

  • disposer d’une vision plus précise de la situation de trésorerie de l’entreprise ;
  • élaborer en conséquence des prévisions fiables sur le long terme.

Il recommande aux dirigeants d’établir des rapports de cash réguliers – chaque mois ou chaque semaine –, lesquels sont assortis à des prévisions hebdomadaires sur 13 semaines. Ces documents donneront une idée plus précise des besoins de liquidités intra-mensuels et permettront d’ajuster les dépenses et les programmes d’encaissement en fonction des périodes de tension.

Une telle organisation est toutefois impossible si les entreprises éparpillent leur cash dans plusieurs comptes bancaires. Elles sont ainsi nombreuses à rassembler leur trésorerie sur quelques comptes accessibles en temps réel depuis une plateforme sécurisée, même s’il s’agit d’un compte en devises étrangères.