échange de clef de voiture

Avec les fermetures d’usines et la chute des ventes, les PME de la filière automobile étaient les plus inquiétées quant à l’avenir de leurs activités face à la montée en force de l’épidémie du coronavirus. Mais il faut dire qu’elles se sont trompées puisqu’elles sont les premières à retrouver leur dynamisme dès le déconfinement.

Secteur en pleine phase de mutation avec le virage vers l’électrique et la chute du diesel, la filière automobile traverse ces dernières années une période tumultueuse qui n’a fait que se renforcer depuis le début de la pandémie. Des raisons suffisantes pour les PME spécialisées dans ce domaine de penser que leur chance de survie était limitée.

Ce qui ne fut cependant pas le cas si l’on croit les résultats d’une enquête récente permettant de découvrir qu’elles figurent en tête de liste des structures à résister au mieux à la crise se manifestant à travers une reprise rapide de leurs activités notamment, grâce aux mesures gouvernementales.

La résistance était au rendez-vous

Inquiétées par les conséquences de la crise sur leurs activités notamment durant le confinement, les PME de la filière automobile s’attendaient à des faillites en cascade étant donné qu’affaiblies financièrement, elles sont bien nombreuses à éprouver beaucoup de peine à répondre à leur besoin de trésorerie. Une situation d’autant plus inquiétante pour ces dernières avec le nombre croissant des défaillances constatées dernièrement si ce n’est que d’énumérer le cas de BorgWarner, de Peugeot Japy Technologies ou encore de Frank & Pignard et d’Inteva.

Mais d’après le directeur de la PFA (Plateforme automobile) se ne sont là que des cas isolés en faisant valoir que :

La plupart de ces sociétés rencontraient déjà des difficultés avant l'apparition du COVID-19. La crise a joué un rôle d'accélérateur pour des entreprises déjà fragilisées.

Pour la majorité, la tendance est toute autre puisqu’elles ont fait preuve d’une résistance particulière si l’on croit Mathieu Coutier, président du directoire d'Akwel faisant remarquer que :

Pour nous comme pour toute la filière, la situation sanitaire a été très compliquée à gérer, mais nous avons plutôt bien géré la crise. Et aujourd'hui, l'activité est redevenue quasi normale !

Un avis partagé par le président de la FIEV ajoutant que :

Aujourd'hui, les sites de la filière ont retrouvé en moyenne 85% de leur niveau d'activité.

Une bonne nouvelle pour ces professionnels qui ne peuvent cependant pas s’empêcher de montrer leurs inquiétudes face aux éventuelles conséquences de la deuxième vague de confinement.

Les mesures gouvernementales y sont pour beaucoup

Conscientes de leur résistance, les PME de la filière automobile s’accordent à dire que les dispositifs d’aides mis en place par les pouvoirs publics y sont pour beaucoup pour permettre au directeur général de Lisi Automotive de dire que :

Le chômage partiel, les reports de charges, ou les prêts garantis par l'État ont permis d'amortir le choc.

Et d’ajouter :

On voit l'effet des plans de relance, en France ou en Allemagne.

Mais il faut dire que d’autres facteurs s’y sont ajoutés si l’on tient compte du cas de Novares, ce spécialiste des pièces en plastique qui a trouvé son salut auprès de ses créanciers, alors qu’il était en pleine phase de redressement judiciaire. Ou encore celui d'Akwel dont la reprise des activités est étroitement liée à la relance des marchés automobiles en Chine.

Soit autant de leviers permettant à l’homme à la tête de la FIEV de dire que :

La fin de l'année se présente bien mieux qu'anticipé.