
Le numéro un mondial de la métallurgie, ArcelorMittal, accuse d’importantes pertes au premier trimestre 2020. L’épidémie de coronavirus a lourdement affecté les activités du groupe. En comparaison à la même période en 2019, son chiffre d’affaires a régressé de -22,6 %, pour s’établir à 14,8 milliards de dollars à fin mars.
Une forte baisse de régime
La marge nette de la firme présente un important recul. Elle ressort à 967 millions de dollars, contre 1,65 milliard à la même période de 2019. Ce repli s’explique par l’effondrement du cours moyen de l’acier (-13,8 %) ainsi que la baisse des expéditions d’acier (-10,7 %) depuis le début de la crise sanitaire.
Autre facteur qui a contribué à cette perte de performance : les exportations de minerai de fer ont chuté de -6,2 %. L’augmentation des prix de référence du minerai de fer transporté par voie maritime n’a cependant pas suffi à corriger ce repli.
Important En incluant les charges de dépréciation et d’éléments exceptionnels, le groupe enregistre une perte opérationnelle de 353 millions de dollars.
Pourtant l’année dernière, elle avait réalisé un profit de 769 millions sur la même période. Au final donc, le géant de la métallurgie présente une perte nette de 1,1 milliard de dollars. A titre de comparaison, la compagnie a généré un bénéfice de 400 millions de dollars au premier trimestre 2019.
Des perspectives optimistes
Dans ce contexte, ArcelorMittal prévoit d’adapter le niveau de la production de ses différents sites dans le monde suivant la demande du marché et les dispositions mises en place par les pouvoirs publics.
Les besoins en trésorerie sont également revus à la baisse. De 4,5 milliards de dollars l’année dernière, ils sont passés à 3,5 milliards cette année.
Les projets non prioritaires sont suspendus. Les prévisions sont limitées aux dépenses d’investissements, le remboursement des emprunts, les charges fiscales, les retraites et les coûts qui nécessitent des liquidités hors fonds de roulement.
En dépit des incertitudes du fait des impacts de la crise sur l’évolution des besoins en fonds de roulement pour le reste de l’année 2020, le groupe entend toujours débloquer le milliard de dollars prévu initialement.
Malgré le choc du covid-19, la firme reste optimiste. Elle espère retrouver le seuil des 7 milliards de dollars d’endettement net dans les prochains mois. Pour le deuxième trimestre, le groupe vise une marge nette comprise entre 400 et 600 millions.
Important La nécessité d’une réduction des coûts et le caractère exceptionnel de la situation actuelle ont conduit le conseil d’administration à suspendre le paiement des dividendes en attendant le retour à la normale de l’environnement opérationnel.