
Un rapport publié par les chambres de commerce et de l’industrie de la région Auvergne-Rhône-Alpes a dévoilé que plus de la moitié des dirigeants d’entreprises interrogés se disent en difficulté. Le confinement décidé à la suite de la propagation du Covid-19 a même occasionné la cessation d’activité pour plusieurs entreprises.
Une majorité d’entreprises touchée de plein fouet par le Covid-19
En ce début de déconfinement progressif, le constat est amer pour une majorité des entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Une enquête menée par l’observatoire économique des CCI a abouti à la conclusion que
60 % des entreprises éprouvent des difficultés et ont un besoin de trésorerie accru. 14 % se déclarent même se trouver dans une situation très difficile. Un peu moins de quatre entreprises sur dix se déclarent en totale cessation d’activité, perdant ainsi toute ressource.
Important Selon des données plus complètes qui prennent en compte tout le mois d’avril, 54 % des chefs d’entreprise sondés ont déclaré avoir subi une perte de plus de 50 % de leur chiffre d’affaires. Jusqu’à 15 % ont été confronté à une baisse dépassant 70 % de leur chiffre d’affaires.
Seulement 14 % des entreprises estiment continuer sur leur rythme normal.
Une prévision légèrement optimiste pour le mois de mai
Le déconfinement progressif opéré depuis le 11 mai laisse entrevoir quelques lueurs d’espoir aux entreprises de la région.
Ainsi, seulement 16 % déclarent aujourd’hui être en cessation d’activité, alors qu’elles étaient 26 % à tenir le même discours en avril.
Ce sont généralement les acteurs du tourisme et de l’hôtellerie qui sont en arrêt total. « 20 % considèrent qu’ils subiront encore une baisse d’activité ». Parmi les raisons évoquées, certains chefs d’entreprise citent la fébrilité de la clientèle et la difficulté pour l’approvisionnement.
De nombreuses entreprises sollicitent la bienveillance de l’État pour faciliter la reprise. Ainsi, ils demandent à voir certaines charges annulées afin de ménager leur trésorerie, au lieu d’un simple report comme c’est le cas actuellement avec les loyers et les crédits.
En direction des compagnies d’assurance, les dirigeants espèrent également une indemnisation au moins partielle des pertes d’exploitation, comme pour le cas des catastrophes naturelles.