
Les voyants sont au vert pour Maroc Télécom avec son chiffre d’affaires de 36 517 millions de dirhams pour l’année 2019. Ce montant représente une hausse de +0,9 % à base comparable. La croissance du géant des télécoms marocain est notamment soutenue par le dynamisme de son département Internet mobile et ses filiales internationales.
Une grande rigueur dans la gestion de ses comptes
Malgré une plus forte concurrence et un contexte légal toujours plus contraignant, Maroc Télécom continue d’assurer sa croissance. Son résultat opérationnel a ainsi bondi de 4,5 % sur un an à la fin de l’année 2019, tandis que son résultat net a enregistré une évolution de 1 % sur la même période.
Une grande rigueur dans le mode d’administration et une bonne gestion du besoin en fonds de roulement a permis au groupe d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés pour l’année passée, et même de faire mieux que prévu. Avec plus de 36 milliards de dirhams de chiffres d’affaires, soit 3,4 milliards d’euros, l’opérateur dégage un excédent d’exploitation en hausse de +3,2 %.
Au-delà de sa bonne gestion, l’entreprise tire son épingle du jeu grâce à la croissance de son offre Internet mobile 4G. Ses filières internationales présentes dans une dizaine de pays africains participent également à sa bonne santé économique. Ses activités hors des frontières du Royaume affichent une progression notable de 25 %.
Une année 2020 qui commence avec une série d’amendes
La fin de l’année 2019 et le début 2020 n’ont toutefois pas été tendres envers Maroc Télécom.
Important Ainsi, l’ANRT (Agence nationale de réglementation des télécommunications), organe de régulation marocain des télécoms, lui a infligé une amende record de 3,3 milliards de dirhams, soit près de 310 millions d’euros.
Cette pénalisation avait pour motif des comportements jugés anticoncurrentiels.
Selon la direction de l’opérateur,
Cet incident n’aura pas d’impact sur le résultat final de l’année 2020.
Un provisionnement a en effet été fait sur le compte de l’exercice précédent. D’autres sanctions ont déjà pesé sur Maroc Télécom, en Mauritanie notamment où elle a dû s’acquitter de deux millions d’euros d’amendes.