un professionnel travaillant avec des barres en acier

Bien que la situation de la dette de Vallourec, entreprise spécialisée dans la conception de tubes sans soudures pour les acteurs du secteur pétrolier, s’est améliorée en 2019 par rapport à l’année précédente, il a finalement été décidé d’augmenter le capital à hauteur de 800 millions d’euros.

Une injection de capitaux nécessaire pour soutenir le redressement

Avec une perte nette ramenée à 338 millions d’euros en 2019 contre un peu plus de 500 millions d’euros l’année d’avant, Vallourec entame avec succès sa mission de redressement.

La consommation de trésorerie s’est élevée à 41 millions d’euros, contre 494 millions d’euros un an plus tôt. Le besoin en fonds de roulement de l’entreprise est ainsi en baisse, rendant plus facile l’assainissement des finances du groupe.

Important Destiné à l’augmentation du capital, le déblocage des 800 millions d’euros sera encore soumis au feu vert de l’assemblée générale des actionnaires. Une ligne de crédit de 800 millions d’euros supplémentaires est par ailleurs en cours de négociation auprès des banques.

À l’annonce des résultats de l’année précédente et de l’augmentation de capital, le cours de l’action de Vallourec à l’Euronext a perdu plus de -14 %.

Vallourec : une entreprise frappée par la baisse des investissements du secteur pétrolier

La perte de performance de Vallourec au cours des dernières années a été causée par la baisse globale des investissements consentis par les géants du secteur pétrolier.

Spécialisé dans la construction de tubes en acier sans soudure destinés aux forages et aux pipelines, le groupe a largement subi la stagnation du marché pétrolier en Amérique du Nord entraînée par la chute du cours du pétrole brut en 2015. Le carnet de commandes n’est donc plus aussi fourni qu’avant.

À titre de rappel, le cours du baril de Brent de la mer du Nord est passé de plus de 100 dollars en 2015 à 50 dollars un an plus tard. Le cours est encore sensiblement le même actuellement après avoir légèrement dépassé 60 dollars en fin d’année 2019.

Si la situation n’est pas rayonnante pour le sidérurgiste, l’entreprise table sur un EBITDA de 500 millions d’euros en 2020.