une équipe en travail

Basée à Pékin, la CCI France-Chine s’est donné pour mission de faire un état des lieux de l’état de santé des TPME françaises présentes dans l’Empire du Milieu actuellement ravagé par le coronavirus. Le résultat est unanime, ces dernières sont mal en point qu’elles sont nombreuses à faire face à de sérieux problèmes de trésorerie qu’elles pourront bientôt régler.

La Chambre de commerce et d’industrie (CCI) France Chine a récemment procédé au sondage des TPME présentes dans ce pays submergé par le Covid-19. Du moins, auprès de quelque 466 structures qui ont répondu à l’appel sur les 1 600 répertoriées sur l’ensemble du territoire selon les données de Business France.

Il en ressort que plus de la moitié des répondants ont avoué avoir vu leur chiffre d’affaires s’abaisser considérablement au point de ne plus permettre à ces derniers de répondre à leurs besoins financiers. Un problème majeur qu’ils pourront bientôt résoudre, grâce à une mesure gouvernementale adoptée récemment par le Conseil des affaires d’État visant principalement à aider financièrement les PME et les microentreprises.

Le bilan est lourd pour les TPME françaises

Dans le cadre de son enquête destinée à évaluer les impacts du coronavirus sur les TPME françaises, la CCI France-Chine a interrogé 466 entreprises composées majoritairement (62%) de structures issues du secteur des services et à hauteur de 36% pour celui de l’industrie. Dans cette optique, les questions étaient orientées dans trois sujets différents :

  • Le besoin de trésorerie ;
  • Le chiffre d’affaires ;
  • Les perspectives de retour à la normale des activités.

Et d’après les constats, le bilan est lourd pour ces répondants. En matière de chiffre d’affaires par exemple, 61% des interrogés anticipent

une baisse jusqu’à 50% si 21% d’entre eux n’ont aucune idée de ce qui pourrait leur arriver.

Quant aux perspectives des activités, 60% tablent sur un éventuel retour à la deuxième moitié de mars ou vers le mois de mai. Un niveau qui descend à 31% pour ceux qui espèrent une reprise durant les deux premières semaines de mars.

Concernant les besoins de trésorerie permettant de compenser les répercussions économiques de cette crise sanitaire qu’est le coronavirus, cette étude a permis de découvrir que pour espérer se remettre à flot, les TPME requièrent au total 79,7 millions d’euros. Dans les détails, ce rapport a cependant souligné que trois entreprises sur quatre ont avoué ne pas être en mesure d’évaluer correctement leur situation si le quart d’entre elles y est parvenu. Soit à hauteur de :

  • 1 million d’euros pour les PME ;
  • 200 000 euros pour les TPE.

Une bouée de sauvetage de la part du gouvernement chinois

Le gouvernement chinois est certes conscient des effets nocifs du coronavirus sur la vie économique des TPME présentes sur son territoire si l’on croit son Premier ministre qui s’est exprimé en ces termes :

Les statistiques montrent qu’un faible pourcentage de PME et de microentreprises ont repris leur activité. Ces entreprises sont des fournisseurs majeurs d’emplois et nous devons leur apporter plus de soutien pour les aider à reprendre rapidement le travail et à surmonter cette période difficile.

Ce qui laisse d’ailleurs entendre que le pouvoir public entend donner un coup de main au secteur. La décision prise à l’issue de la réunion du Conseil des affaires d’État qui s’est tenue le 25 février dernier en est la preuve. Celle qui prévoit la mise en place de deux mesures qui devraient servir de bouée de sauvetage aux structures se trouvant à faire face à des problèmes d’ordre financiers en ciblant principalement les TPE, les PME ainsi que les entreprises familiales.

Ainsi, les entrepreneurs concernés devraient avoir la chance de profiter :

  • D’un ajournement provisoire les remboursements des crédits et le versement des intérêts qui vont avec auprès des différentes institutions financières ;
  • D’un accès à un système de prêt supplémentaire à des taux préférentiels.

Pour ce qui est du premier point, il faut préciser que les entreprises recommenceront à rembourser vers la fin mars 2020. Quant à la seconde mesure, le taux de prêts additionnels verra ses intérêts diminuer à 25 points de bases à 2,5%.

À noter que pour y parvenir, l’exécutif a relevé à 500 milliards de yuans le quota de prêts supplémentaires et d’escompte et qu’à travers les banques institutionnelles, il a réservé un fonds spécial de 350 milliards de yuans qu’il mettra à la disposition des TPME.