
Le ministre de l’Agriculture a récemment annoncé des aides supplémentaires visant à relancer un secteur en difficulté depuis des années. Ces mesures de soutien sont relativement bien accueillies par les principaux concernés. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, salue notamment l’initiative et qualifie cette intervention de « bon premier pas » vers un plan d’aide à long terme.
Gravement touché par la sécheresse, le secteur de l’agriculture traverse une crise à laquelle Julien Denormandie entend répondre par des aides à grande échelle. Le ministre de l’Agriculture a annoncé plusieurs mesures phares, dont :
- le versement anticipé d’acomptes de la PAC ;
- l’exploitation des jachères pour nourrir le bétail ;
- les déductions sur la taxe foncière des agriculteurs.
Le décalage des dates de semis fait aussi partie des dispositions prises par le gouvernement. La présidente de la FNSEA réagit positivement à cette annonce. Selon Christiane Lambert, les agriculteurs ont grand besoin de ces mesures d’urgence. Elle émet aussi le souhait d’obtenir un soutien plus important et à long terme de la part des pouvoirs publics.
Des simplifications administratives relevant du bon sens
Le vendredi 14 août dernier, Julien Denormandie annonce plusieurs aides « administratives » visant à alléger les charges qui pèsent sur les épaules des agriculteurs français en cette période de sécheresse. Le ministre de l’Agriculture donne notamment son accord pour la nourriture du bétail avec les jachères et le décalage des dates de semis.
Important Il prévoit aussi un abattement sur la taxe foncière payée par les agriculteurs et le versement d’acomptes plus élevés de la PAC.
Ce paiement devrait intervenir de manière anticipée et porter sur 70 % des aides de la PAC au lieu de 50 % habituellement. Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, salue la réaction du gouvernement lors d’une intervention sur les ondes de France Info. Selon elle, ces aménagements d’ordre administratif relèvent du bon sens et constituent un bon premier pas vers une meilleure prise en considération des difficultés des exploitants agricoles français.
Des changements profonds attendus par les agriculteurs
Christiane Lambert estime que les aides annoncées par le gouvernement serviront surtout à combler le besoin de trésorerie immédiat des agriculteurs. Ces derniers font face à une série de mésaventures depuis quelques années. La baisse de moisson des céréaliers – jusqu’à 30 % – et le manque de fourrage chez les éleveurs sont particulièrement pénalisants.
La simplification du paiement des cotisations sociales et les aides d’urgence devraient aider les agriculteurs à surmonter leurs difficultés pendant quelques mois. Toutefois, Christiane Lambert souligne l’urgence d’un plan de relance à grande échelle, adapté aux bouleversements engendrés par le changement climatique.
Ce plan à « un milliard d’euros par an » devrait intégrer :
- la recherche agronomique ;
- le virage écologique ;
- les aides à l’équipement ;
- les technologies d’avenir appliquées à l’agriculture.
La présidente de la FNSEA estime que le ministre de l’Agriculture actuel – un ingénieur agronome de formation – est bien placé pour élaborer un tel programme et, surtout, le défendre au sein des plus hautes instances de l’administration française et européenne.