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L’insolvabilité sur les prêts est un cas de plus en plus fréquent, ces derniers temps. Face à cette situation, les banques se montrent plus sélectives dans l’octroi de crédits, particulièrement en ce qui concerne les financements d’entreprises. En revanche, les conditions d’éligibilité aux prêts immobiliers se sont assouplies dans l’ensemble de la zone euro. C’est du moins ce qu’a relevé une étude de la BCE.

La crise sanitaire a de lourdes retombées économiques. À cause des restrictions sanitaires, les entreprises de la zone euro peinent à dégager une rentabilité et l’on enregistre bon nombre d’impayés sur les prêts aujourd’hui, bien plus qu’auparavant. Une situation qui a incité les banques européennes à resserrer la vis concernant les conditions d’octroi de crédits. Ainsi, les entreprises devront se conformer à des critères plus stricts si elles souhaitent bénéficier d’un prêt pour combler leur besoin de trésorerie, comme le révèle l’étude trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE).

Néanmoins, l’enquête de la BCE rapporte que les conditions d’octroi d’un prêt immobilier se sont assouplies.

Les conditions d’octroi de prêts immobiliers se sont assouplies

La BCE a mené une étude auprès de 143 banques de la zone euro. Ces dernières ont quasiment toutes resserré la vis concernant les crédits aux entreprises à cause de l’augmentation des impayés. Les banques sises en Allemagne, en Italie et en Espagne se montrent particulièrement sélectives, ne retenant que les entreprises ayant de réelles chances de se relancer et qui restent viables.

Les conditions d’octroi d’un prêt à la consommation se sont aussi tendues dans l’ensemble de la zone euro. En revanche, elles se sont assouplies pour les crédits immobiliers, rapporte l’enquête de la BCE.

Le conseil des gouverneurs devrait se réunir prochainement à l’institut de Francfort afin de débattre de la politique monétaire à adopter. Toutefois, les banques ne devraient pas être sommées de desserrer la vis. Cette réunion devrait essentiellement porter sur la durée des achats massifs d’obligations publiques et privées.

Une hausse de la demande de crédits au deuxième trimestre

La Banque centrale européenne a déployé de multiples mesures afin de réduire les rendements des emprunts d’État de la zone euro et de maintenir les bonnes conditions de financement du secteur privé. Elle y est en partie parvenue. En revanche, elle est encore loin d’avoir atteint son autre objectif : avoir une inflation durablement proche de 2 % sur l’ensemble de la zone euro.

L’étude de la BCE rapporte aussi que la demande de crédits était dans une tendance baissière de janvier à mars, particulièrement du côté des entreprises. La raison serait que ces dernières se sont constituées des réserves de liquidité lors des deux premières vagues de contamination au covid-19.

La BCE a également donné des prévisions pour le deuxième trimestre 2021. Elle s’attend à ce que les banques de la zone euro deviennent encore plus sélectives concernant les conditions d’octroi de prêts, à cause de l’impact économique de la troisième vague de la pandémie et de l’évolution de la campagne de vaccination.

L’institution financière prévoit également une hausse de la demande nette de crédits au cours du deuxième trimestre. Elle a rajouté que la demande devrait particulièrement augmenter du côté des PME qui devraient avoir besoin de plus de financements à cause des restrictions sanitaires plus fortes liées à l’épidémie du covid-19.