
Après le lancement des prêts participatifs, dispositif crucial de soutien à la trésorerie des entreprises, le gouvernement enclenche une nouvelle phase de son vaste plan de relance de l’économie post-Covid. L’État envisage notamment d’élaborer un système de suivi et d’accompagnement sur mesure, pour éviter les faillites en série de sociétés en difficulté.
La campagne vaccinale de la France progresse à un rythme soutenu, mais l’immunité collective est loin d’être atteinte. L’avancée réalisée semble toutefois suffisante pour justifier un déconfinement progressif, entamé depuis fin mai. L’État estime malgré tout qu’une sortie de crise réussie va de pair avec un système d’aides financières adressées aux acteurs économiques les plus vulnérables.
Dans cette optique, le ministre de l’Économie vient de révéler la nouvelle phase du plan de soutien aux entreprises intermédiaires, en complément des prêts participatifs, des reports de remboursement des charges sociales et du PGE. L’objectif est simple : renouer avec une activité économique « normale » au premier trimestre 2022.
Un dispositif de soutien tous azimuts aux entreprises
Le dernier plan envisagé par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire ne se concentre pas uniquement sur le besoin de trésorerie des entreprises. L’État souhaite avant tout les accompagner tout au long de la reprise économique post-Covid. Cette volonté se traduit par la création d’un nouveau fonds de transition, doté de 3 milliards d’euros. Cette enveloppe servira à financer les besoins en fonds propres des entreprises intermédiaires, dont la situation financière est critique ou inquiétante.
Cette solution complétera d’autres options déjà proposées précédemment, dont :
- Les prêts exceptionnels destinés aux petites entreprises au tout début de la crise ;
- Le fonds de solidarité ;
- Les plans d’apurement des dettes.
La disponibilité des PGE est aussi prolongée. Les entreprises éligibles devront néanmoins engager les démarches de restructuration le plus tôt possible, pour pouvoir bénéficier de l’une de ces aides financières.
Les entreprises fragiles bénéficieront de l’encadrement et du conseil de plusieurs interlocuteurs, dont les :
- Greffiers des tribunaux de commerce ;
- Experts-comptables ;
- Partenaires financiers.
Toutes ces parties ont été sollicitées pour orienter les entreprises vulnérables vers le conseiller départemental chargé de proposer la meilleure solution pour leur relance.
Une détection avancée pour élaborer une aide sur-mesure
Afin d’identifier rapidement les sociétés qui ont besoin d’aide,
ImportantBercy prévoit d’exploiter toutes les données à sa disposition auprès de la banque de France, des Urssaf, de la direction générale des finances publiques et de la direction générale des entreprises.
Ces informations aideront à repérer les prémices de difficultés de trésorerie des entreprises, avant que leur situation ne soit pas désespérée. L’État, par le biais du conseil départemental, se charge de contacter les entreprises et de leur proposer une solution sur-mesure.
Qui bénéficiera de cet accompagnement ? Environ 5 à 8 % des entreprises seront concernées selon la Banque de France. Ce sont des sociétés dont la trésorerie a fortement chuté durant les derniers mois et dont l’endettement s’est nettement alourdi. Ces mesures soutiennent la politique du « quoi qu’il en coûte » du président Macron pour sauver l’économie nationale. Avec ces dispositifs, Bercy maintient ses prévisions de croissance à 5 % cette année.