accord sur contrat

À fin juin, doivent expirer les différents dispositifs de soutien à l'assurance-crédit mis en place par le gouvernement depuis le printemps de l’année dernière pour aider les entreprises. De ce fait, une organisation de courtier en assurance a récemment jugé bon de demander le maintien de ces mécanismes pour un bout de temps encore.

Depuis le début de la crise, le gouvernement s’est donné pour mission d’accorder aux entreprises les moyens nécessaires leur permettant de répondre à leur besoin de trésorerie dans les meilleures conditions.

Dans ce sens, il faut d’ailleurs préciser qu’une partie de ses efforts a été concentrée sur la mise en place dispositifs de soutien dédié à l’assurance-crédit en se fixant pour objectif d’encourager les acteurs du secteur à renforcer la protection des entreprises contre le risque de défaut de leurs clients.

Seulement voilà, certains courtiers en assurance estiment qu’avec la date d’expiration qui approche à pas de géant, la fin de ces mesures baptisées « Cap Relais » risque d’engendrer l’effondrement du crédit interentreprises pour la raison que les conditions de marché auront tendance à durcir.

Une situation à éviter selon ces derniers demandant une prolongation au-delà de l’été et jusqu’à la fin de l’année prochaine.

La prolongation ne serait pas nécessaire pour certains

Ce qui est important, c'est que l'État continue à soutenir l'assurance-crédit.

C’est en cette phrase que le syndicat de courtiers en assurances Planète CSCA à travers Patrick Fournier a exprimé son désir de voir le gouvernement prendre une décision pour la prolongation des dispositifs de soutien au secteur de l’assurance-crédit en faisant essentiellement allusion aux mesures « Cap Relais ». Ce, en précisant que l’objectif est d’éviter que :

Le crédit interentreprises ne s'effondre au moment où le rebond économique sera là face à une tendance au durcissement des conditions de marché.

Patrick Fournier

Ainsi, le débat est lancé sur ce sujet qui a bien fait de partager l’avis des assureurs dont une partie juge que le recours à cette solution ne serait plu nécessaires pour différentes raisons :

  • L'explosion des faillites tant redoutée n'a pas eu lieu ;
  • Ce filet de sécurité a pesé sur les résultats des assureurs crédit, qui ont été amenés à reverser une partie des primes à l'État.

Au président d'Euler Hermes France d’ajouter :

On a moins besoin du soutien de l'État. On est capables de remplir nos missions et de le faire en respectant notre modèle économique.

Une nécessité pour d’autres

Il va sans dire que pour certains organismes d’assurance-crédit, la prolongation des dispositifs de soutien n’est désormais plus nécessaire d’autant qu’à l’unanimité, ces acteurs se sont accordés à dire que le durcissement des conditions de marché évoqué par Planète CSCA ne risque pas d’arriver.

N’empêche que pour certains d’entre eux, la mise en place de cette mesure est une nécessité. Ainsi, pour trouver une explication à ce point de vue, il faudrait regarder du côté de Nicolas de Buttet, membre du comité exécutif de Coface faisant valoir que :

Cela permettrait de soutenir des entreprises qui ont des difficultés très importantes en ce moment.

Nicolas de Buttet

Ainsi, les points de vue divergent sur le sujet. N’empêche qu’aux dernières nouvelles, Bercy a tenu à faire savoir que la question est étudiée en précisant cependant que :

Cela nécessite, en tout état de cause, une autorisation de la Commission européenne.