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Voilà plusieurs années que les projets de reconversion des friches industrielles du Haut-Rhin sont lancés. Et en y regardant de près, force est de constater qu’il reste encore beaucoup à faire si ce n’est que de prendre en exemple le cas de l’usine DMC de Mulhouse qui peine à trouver des investisseurs notamment en ce qui concerne les bâtiments volumineux.

L’usine DMC de Mulhouse, il s’agit de l’un des nombreux sites historiques inclus dans les projets de reconversion des friches industrielles du Haut-Rhin. Tout cela pour dire que depuis son rachat en 2000 par Mulhouse Alsace Agglomération (M2A), cette ville atypique étendue sur 75 hectares tente de renaître de ses cendres et commence à trouver un peu de ses couleurs d’antan.

Du moins, en regardant du côté des bâtiments de petite taille puisqu’en ce qui concerne les volumes plus importants, les observateurs s’accordent à dire que c’est une autre paire de manches pour la simple raison que leur réhabilitation requiert un besoin de trésorerie conséquent. De quoi refroidir la volonté des investisseurs traditionnels.

Les bâtiments volumineux à la traine

Comme susmentionnée, la réhabilitation de l’usine DMC dure depuis 2000 pour ainsi dire que ce projet et en marche depuis plus d’une décennie. Et il devrait continuer dans ce sens pour quelques années encore selon les observateurs prenant en compte le cas des bâtiments volumineux qui peinent à trouver des investisseurs.

En tentant d’y apporter une explication, ces analystes ont découvert que vu leur taille, ces structures nécessitent un besoin de trésorerie colossal. C’est du moins, le point de vue de Stephan Muzika, directeur général de l’aménageur public Citivia soulignant que :

La friche requiert des investissements, ne serait-ce que pour les travaux de sauvegarde des bâtiments, mais elle fait partie de l’identité de la ville. Elle crée une singularité patrimoniale qui permet de lutter contre la ville générique.

Stephan Muzika

Et d’ajouter :

Ce sont des volumes qui demandent du temps, dans un marché immobilier moins dynamique que Lyon ou Nantes.

Stephan Muzika

Ainsi, inutile de préciser que le gros des travaux consiste à redonner vie à des surfaces de 24 000 et de 32 000 mètres carrés si ce n’est que de prendre en exemple le cas des deux prochains bâtiments candidats à la réhabilitation qui, rappelons-le, doivent conserver leur forme originale selon Pierre Lynde, un architecte travaillant sur le site depuis 2008.

L’avantage aux petits bâtiments

Il va sans dire que les bâtiments volumineux sont pénalisés par leur taille rendant difficile leur réhabilitation. Ce qui n’est cependant pas le cas pour les petites structures qui éprouvent une certaine facilité à trouver des investisseurs qui ont bien fait de redonner vie à un bon nombre d’entre elles qui ont également eu pour avantage de susciter la sympathie de ces acteurs selon Pierre Lynde faisant remarquer que :

Ce sont de beaux bâtiments, bien construits, avec une valeur patrimoniale intrinsèque, qui méritent d’être réhabilités.

Pierre Lynde

Aussi, ce spécialiste a tenu à indiquer que dans cette seconde vie, ces biens immobiliers en briques rouges et aux grandes fenêtres en verre et acier accueillent des ateliers d’artiste, un hôtel d’entreprise ou encore un orchestre associatif.

Et la liste est longue, mais cet architecte tient à rappeler que d’autres projets viendront renforcer les rangs en pensant à des bureaux et à des lofts ou encore à l’extension de la salle d’escalade ainsi qu’aux futurs magasin et restaurant dédiés à l’agriculture locale en ajoutant que :

Le magnifique bâtiment du réfectoire est inscrit aux monuments historiques et une étude est en cours pour sa restauration.