
Sous l’effet de la crise, le fonds de roulement des entreprises européennes s’est nettement détérioré au cours de l’année 2020. Cela s’est répercuté sur le chiffre d’affaires, les jours d’inventaire et les marges bénéficiaires. Facevalue estime que le meilleur remède réside dans son système de financement des comptes clients, destiné aux PME.
Juste avant l’épidémie de Covid-19, les revenus de la majorité des PME européennes étaient en hausse, grâce à une année 2019 particulièrement animée. Puis, la crise est venue gâcher cet excellent dynamisme et poser d’énormes problèmes de liquidités aux entreprises. La compagnie néerlandaise Facevalue estime en revanche que les PME avaient déjà du mal à transformer en liquidités une partie significative de leurs revenus bien avant la crise sanitaire. Selon son président, Neels Bornman, ces difficultés étaient liées au manque de solutions réellement pertinentes pour le financement des comptes débiteurs. La plateforme entend combler cette lacune avec sa plateforme dopée à l’IA.
Une solution de trésorerie accessible et connectée pour les PME
Le marché de l’affacturage existe depuis des décennies, mais peine encore à séduire les PME. En cause, la complexité des démarches auprès des financeurs rebute les patrons d’entreprise. Les coûts, souvent élevés, constituent également une barrière assez importante. La FinTech néerlandaise Facevalue veut supprimer tous ces obstacles grâce à sa plateforme unique en son genre.
Loin du faste et de l’envergure de Greensill – une grandeur qui a finalement causé sa faillite –, l’entreprise néerlandaise met l’accent sur sa capacité à fournir des solutions de fonds de roulement sur mesure à ses clients. Son modèle, déjà éprouvé avec les ETI, devrait simplifier la gestion de leur trésorerie par les PME. Ses nombreux investisseurs le croient en tout cas : la FinTech bénéficie du précieux soutien financier d’institutions bancaires et de fonds européens pour couvrir ses achats de comptes créditeurs et débiteurs. Facevalue a voulu simplifier autant que possible le processus de cession de créance sur sa plateforme.
En quelques secondes, la plateforme retranscrit une facture en version PDF en une version électronique compatible aux exigences du réseau Peppol ou Pan-European Public Procurement On-Line. Cette capacité trouve son origine dans l’Intelligence artificielle qu’elle utilise et dans sa propre technologie de reconnaissance optique de caractères. Grâce à ce procédé, les PME clientes de Facevalue peuvent obtenir jusqu’à 5 millions d’euros par le financement de leurs comptes débiteurs, à condition d’avoir leur siège social au Royaume-Uni ou dans l’Espace économique européen.
Un modèle moins contraignant et plus flexible
Neels Bornman, patron de Facevalue, vante la simplicité et la flexibilité de la solution proposée par l’entreprise. Dans un secteur prometteur, où le financement des comptes clients devrait croître rapidement, l’enseigne néerlandaise n’exige aucun recours ni aucun délai de traitement à rallonge aux transactions gérées sur sa plateforme.
Sur Facevalue, les PME ont le choix entre le pilotage manuel des cessions de créance et un planning régulier pour le financement des comptes clients. À la différence des affactureurs traditionnels, la FinTech n’impose aucuns frais fixes sur ses services. Ses clients sont libres de choisir les créances à céder et le moment idoine pour les vendre, en tenant compte de leur réserve de liquidités et de leurs besoins d’investissement.