
Dans les pays émergents aussi, de nombreuses PME ont du mal à accéder au financement des banques ou des institutions de microfinance. La finance d’impact offre une alternative rentable (entre 2 % et 6 %), mais les fonds sont généralement engagés pour plusieurs années.
Un secteur en progression au rendement élevé…
Pour diversifier leur portefeuille de placements, les épargnants peuvent se tourner vers les fonds d’impact. Grâce au nombre et à la répartition géographique de leurs sous-jacents, ceux-ci offrent des rendements stables peu sensibles aux cycles, et une corrélation faible avec les autres catégories d’actifs.
Les chiffres de la branche sont en progression. L’association internationale des acteurs du secteur, le Global Impact Investing Network (GIIN), annonce une collecte totale de 15,2 milliards de dollars en 2015, investis dans de petites et moyennes entreprises de plusieurs pays émergents et marchés frontière.
Ces sommes sont réparties entre trois classes d’actifs. Les deux premières sont les banques commerciales et les organismes de microfinance qui, grâce à ces fonds, disposent de liquidités supplémentaires pour accorder davantage de crédits professionnels. La troisième regroupe les PME non financières, qui bénéficient de prêts pour entreprise.
… mais à l’échéance longue
Pour les acteurs de la finance d’impact, celle-ci présente un autre atout de taille : répondre à des problématiques sociales et environnementales.
En effet, l’engagement des investisseurs ne se limite pas à l’aspect financier, mais permet la concrétisation de projets de développement. Les banques aussi y trouvent un intérêt certain, puisqu’en plus de retenir leurs clients existants, ce type d’investissement lui permet d’en attirer de nouveaux.
Si les atouts des investissements d’impact sont indéniables, ils ne sont pas totalement exempts d’inconvénients pour les investisseurs. En effet, lorsque le fonds est fermé, ceux-ci doivent patienter quelques années (cinq en moyenne) pour récupérer leur argent, à son terme. Au mieux, des retraits sont possibles à échéance fixe.
Par ailleurs, il faut prendre en compte l’effet de change, car la majorité des fonds sont libellés en dollars américains, cette devise étant la plus facile à convertir en monnaie locale dans tous les pays où se trouvent les bénéficiaires finaux de tels prêts. Le coût de la protection peut ainsi faire baisser la performance nette de l’investisseur de quelques points de base.