La maison de couture Laure de Sagazan Paris s’exporte dans la Grosse Pomme, mais joue la carte de la prudence.
Essor fulgurant en cinq ans
L’histoire de LDS Paris commence avec le succès d’une robe de mariée que la désormais célèbre créatrice a dessinée pour sa cousine. Avec son époux Édouard de Fraguier, financier de profession, l’ancienne styliste de la griffe française ba&sh, crée sa propre maison.
Positionnée sur le haut de gamme, l’entreprise utilise exclusivement des tissus français, et toutes les étapes de la confection se passent dans son atelier, situé à Paris. Elle réussit en 5 ans à engranger un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros, et compte 40 salariés, dont une dizaine travaille en free-lance.
Une fois par an, une collection est distribuée dans les quatre franchises de l’Hexagone, mais aussi dans les 12 autres points de vente Laure de Sagazan Paris, basés en Belgique, en Espagne, en Italie, au Portugal, au Royaume-Uni, en Irlande et au Japon. Les clientes peuvent réclamer des ajustements en fonction de leur morphologie et leurs préférences, et se faire livrer en boutique.
En début octobre 2016, encouragés par des clientes américaines, les trois associés (les époux et Mathilde de Saint Léger) s’implantent à New York.
De grandes ambitions internationales
Ils ont mis une année à peaufiner leur projet, notamment sur la question du financement de l’entreprise avec l’accompagnement d’experts du marché local introduits par la CCI Paris Île-de-France. Grâce à l’implication des associés et la capacité de la société à financer elle-même l’opération, elle a pu bénéficier du soutien de la Coface et de Bpifrance.
L’ancienne directrice de production s’est expatriée pour gérer la boutique, assistée d’une vendeuse américaine, afin d’écarter tout risque de mauvaise communication avec les clientes. En outre, Laure de Sagazan n’y propose pas encore de modèle sur mesure, mais uniquement des robes de la collection, avec toutefois la possibilité de les adapter.
Malgré cette stratégie prudente, les ambitions de la maison Laure de Sagazan ne s’arrêtent pas à Big Apple. Au pays de l’oncle Sam, Édouard de Fraguier pense déjà à la côte ouest, et d’autres pays sont au programme, comme l’Australie ou encore les Pays-Bas et l’Allemagne.
En France, en revanche, le réseau devrait se limiter aux 5 représentations actuelles. Outre sa jeunesse, la marque a en effet choisi la rareté pour renforcer son positionnement.
Outre les robes de mariées dans les 4 villes incontournables du marché du luxe, LDS Paris élargit son offre à divers accessoires, des chaussures, et en partenariat avec Jacadi, des robes pour enfants.