investissement sur le marche grec

Alors que la Grèce commence à peine à sortir de la crise, de nombreuses entreprises françaises sont déjà dans les starting-blocks pour reconquérir le marché grec. Explications.

Renforcer le partenariat franco-hellénique dans l’innovation

À Athènes, les start-ups poussent comme des champignons depuis trois ans. À l’origine de ces initiatives : des jeunes en quête de travail à tout prix, mais aussi des seniors licenciés de leur ancienne entreprise et obligés de se « réinventer ».

Avec seulement une dizaine d’incubateurs pour aider à la recherche de financement des PME, le phénomène est toutefois encore naissant.

Pour le moment, comme le rappelle Stavros Messinis, fondateur de The Cube, le secteur est encore loin d’atteindre la masse critique nécessaire pour constituer un pôle de compétitivité suffisante. « En tout, les start-ups n’ont généré que quelques milliers d'emplois » dans le pays, remarque-t-il.

Selon l’ambassade de France, l’objectif du forum franco-hellénique des Affaires et de l'innovation, organisé le 25 novembre à Athènes, était de renforcer les relations entre les écosystèmes des deux pays et surtout de permettre aux Grecs de s’ouvrir à l’international. « Notre but est de mettre en place un réseau permanent, une plate-forme franco-grecque de l'innovation et de créer à Athènes un tiers lieu » pour réaliser cette coopération.

Outre l’innovation, l’ambassade a défini deux autres secteurs susceptibles d’intéresser les entreprises françaises à investir dans les pme dans le domaine de l’environnement et l’énergie, où la Grèce accuse toujours un important retard.

De nombreux obstacles à franchir

Les autorités grecques ont désormais décidé de concentrer leurs efforts sur trois piliers, à savoir le photovoltaïque, l’efficacité énergétique et la gestion de l’eau et des déchets.

Un financement de 6,5 milliards d'euros est prévu dans le cadre des fonds structurels européens d'ici à 2020, a rappelé. Cette enveloppe pourrait encore être multipliée par deux, voire trois, avec des prêts de la Banque européenne d'investissement (BEI), de la BERD, des banques commerciales et des investisseurs privés

Georges Kolivas, conseiller à la Commission européenne sur la politique de cohésion.

Pour autant, le retard de la Grèce dans ces secteurs s’explique non pas par le manque de moyens financiers, mais plutôt par l’absence de mesures fortes qui contraignent les entreprises à la promotion du développement durable.