D’après la 67ème enquête de conjoncture Bpifrance, toutes les perspectives d’activité d’investissement des Petites et Moyennes Entreprises sont toujours bien orientés et ce, depuis les trois dernières années en contradiction avec les embauches qui commencent à ralentir petit à petit. Ainsi, selon l’analyse de Bpifrance, la croissance de l’activité et de l’emploi va se stabiliser avec un niveau assez important durant l’année 2018.
Les perspectives d’activité des PME du 1er semestre sont toujours élevées
D’après l’analyse, l’évolution du chiffre d’affaires de cette année dépasse largement la moyenne de long terme qui est de + 18 points en étant au premier semestre 2018 à + 26 points.
Important Bpifrance a toutefois souligné qu’un grand nombre de disparités sera masqué par cette stabilisation des perspectives de croissance.
Entre autres, cela concerne l’amélioration du solde d’opinion dans l’industrie, le recul du solde d’opinion dans le tourisme ainsi que les PME moyennement et exportatrices qui envisagent une croissance assez importante à la différence des PME non-exportatrices et aux TPE.
L’influence des décisions des dirigeants d’entreprise
Afin de faire face au dynamisme des anticipations d’activité qui ne s’accélère pas pour autant, les dirigeants d’entreprises ont décidé de tempérer les embauches de chaque semestre. Il est toutefois à noter qu’il existe certaines entreprises qui ont amélioré leur rythme d’embauche.
C’est le cas de l’industrie qui est en augmentation de 4 points à +20. En outre, selon toujours cette étude, la difficulté de recrutement commence à prendre de l’ampleur. Cela concerne surtout les PME du secteur du commerce, de la réparation automobile, des biens intermédiaires et d’équipement voire les transports.
L’évolution des activités en 2019
Important En ce qui concerne les embauches, elles vont rester dynamiques et seront toujours en progression d’ici l’année prochaine en dépit des perspectives d’activité.
En outre, les PME envisagent de diminuer la croissance de leur activité en 2019. Quant à l’état de la trésorerie de ces dernières, il est toujours stable, et ce, avec un niveau satisfaisant.
Il est d’ailleurs à noter qu’un grand nombre d’entreprises a déjà pensé d’investir davantage pour 2018, même en ayant recours aux crédits professionnels.
En outre, les perspectives d’investissement sont encore orientées alors qu’elles ne s’accélèrent pas pour autant.
De plus, les dépenses d’investissement anticipées ont augmenté dans les secteurs comme pour celui du commerce et de la réparation automobile, les transports, les biens de consommation et les travaux publics.
Quoi qu’il en soit, les obstacles à l’investissement au cours des mois de mai 2017 et 2018 restent encore minimes si les chefs d’entreprise se sont confrontés à une faiblesse de la demande, à une insuffisance de la rentabilité qui constitue une image d’une santé financière robuste et au niveau élevé de la concurrence.