
Les micros, petites et moyennes entreprises ont facilement accédé au financement bancaire. Selon le constat de la Banque de France, la majorité des prêts qui ont été demandés entre juillet et septembre 2018 a pu être accordée. Les obtentions des crédits d’investissement sont les plus notables. D’ailleurs, ce sont les plus convoités.
Le 25 octobre dernier, la Banque centrale de la France a dévoilé les résultats de son enquête trimestrielle centrée autour de l’accès au crédit bancaire professionnel. Pour ce troisième volet de l’année, les chiffres ont indiqué un bon dynamisme.
De nombreuses entreprises de très petite, petite et moyenne taille (TPME) se sont vues octroyer des prêts qu’elles ont demandés durant cette période.
Les crédits d’investissement ont été les plus sollicités. En réponse à cette demande, ces contrats se sont plus distribués que d’autres sur le marché des capitaux. Il s’agit en effet des offres les plus largement accordées par les différents établissements financiers.
La majorité des prêts a été accordée
Entre juillet et septembre derniers, les prêts demandés par les TPE-PME ont été, dans la majorité des cas, accordés. C’est du moins ce qu’affirme la Banque centrale de la France lors de la publication de son enquête. Cette institution note dans son constat une bonne dynamique au troisième trimestre de cette année. En pourcentage, ce dynamisme a dépassé le seuil des 75% en ce qui concerne les emprunts accordés.
Dans les détails, les résultats sont satisfaisants malgré une légère baisse en ce qui concerne les prêts de trésorerie. Du côté des TPE, une décroissance de 8% a été enregistrée par rapport aux résultats du second trimestre qui était de 73%. Quant aux PME, celle-ci s’est établi à -3%. Soit, 87% pour la saison précédente et 84% pour celle-ci.
La situation est d’autant plus encourageante pour le crédit d’investissement qui a atteint le seuil des 95% en matière d’aboutissement. Mais cette fois, les petites structures ont pris le dessus en termes de vitalité. Ces dernières ont affiché une légère croissance de 1% pour afficher 85% si les PME sont toujours égales à elles-mêmes en se stabilisant à 95%.
Il n’en est pas moins pour les ETI (entreprises de taille intermédiaire) dont le taux d’obtention a atteint les 98% en crédits d’investissement et 91% pour ceux destinés à leurs besoins de capitalisation.
Les demandes en ligne gagnent du terrain
Le numérique gagne de plus en plus de terrain, même pour les demandes de crédit. Il se trouve en effet que les entreprises, toutes tailles confondues, y recourent. Et leur nombre ne cesse d’accroître.
Pour preuve, 46% des ETI s’y sont lancées entre juillet et septembre si ce rapport s’est fixé à 36% pour les TPME. Mais pour mettre toutes les chances de leur côté, la majorité des entrepreneurs (66%) ont avoué avoir combiné la voie classique en agence et à distance via une plateforme dédiée.
Cependant, il faut préciser que parmi les différents types de prêts professionnels mis à leur disposition, ces derniers semblent avoir une appétence particulière pour le crédit d’investissement. Chez les ETI, cette attirance est à hauteur de 11%. 10% pour les TPE et 23% pour les PME.