
Le temps peut paraître long pour les travailleurs qui sont cloitrés dans des bureaux, et l’on n’évoque pas les risques de se retrouver au chômage pour ces salariés. C’est la raison pour laquelle bon nombre de jeunes Français se penchent davantage sur l’entrepreneuriat. D’autant qu’en plus de susciter leur proactivité, cette branche leur permet de se réaliser tout en espérant gagner des profits.
La récente enquête menée par OpinionWay et France Active a révélé que les Français de la génération Y portent un regard neuf sur leur statut de travail. En effet, de plus en plus de ces jeunes de 18 à 30 ans préfèrent l’entrepreneuriat au salariat. La moitié des personnes enquêtées pour être précis.
Les raisons sont multiples, si l’on ne cite que le « bore-out », les craintes du chômage, la soif de liberté dans ses décisions et ses actions, et l’espérance d’un meilleur gain financier. Sauf que l’ambition de devenir entrepreneur peut aussi découler d’une vision plus idéaliste, telle que la création d’un établissement à des fins sociétales.
Dans un cas comme dans l’autre, fonder sa propre entreprise requiert des apports financiers. Et les jeunes visionnaires en sont conscients.
Près d’un jeune Français sur deux souhaite fonder sa propre société
Le réseau associatif France Active a réalisé un sondage auprès des Français se trouvant dans la tranche d’âge de 18 à 30 ans, en collaboration avec le cabinet d’études OpinionWay. Cette enquête a permis d’avoir une vision sur l’intérêt que portent ces personnes à l’entrepreneuriat.
Il s’avère que si auparavant, travailler en tant que salarié a toujours été la principale issue des jeunes diplômés, ceux-ci sont de plus en plus portés sur la création de leur propre entreprise. De fait, 42,5% des sondés en éprouvent le souhait.
Et il se trouve que leur choix n’est pas focalisé sur un seul secteur d’activité. En effet, ils aspirent à travailler dans différents domaines quoique celui de la culture, du sport ainsi que du divertissement attire davantage de monde, à savoir 16% des potentiels entrepreneurs.
L’informatique se positionne en deuxième place avec un pourcentage de 10%, suivi de près par l’artisanat avec un taux d’attraction de 7%. Au 6ème rang se trouve le secteur environnemental.
Si les nouveaux entrants dans le monde du travail sont actuellement fortement intéressés par les activités entrepreneuriales, c’est certainement à cause de certains idéaux dont les jeunes ne manquent pas. En effet, l’étude a révélé que :
- 60% d’entre eux veulent marquer un changement notable dans le monde où ils évoluent ;
- 30% projettent d’établir un système où les décisions appartiennent aux salariés ;
- 25% sont plus portés sur le social, sur le développement durable ainsi que sur la sauvegarde de l’environnement.
À cela se combine leur ambition personnelle, car :
- 59% d’entre eux veulent se préserver du chômage ;
- 51% veulent être plus libres dans leur mouvement ;
- 43% évitent l’inactivité ;
- 36% souhaitent tout simplement créer des emplois ;
- 36% s’attendent à plus de profit à l’issue de leur projet.
Un souhait qui s’accompagne de plusieurs contraintes
Il est on ne peut plus clair que les jeunes Français sont très optimistes à l’égard de l’entrepreneuriat. Pierre-René Lemas, qui se trouve à la tête de France Active, l’affirme d’ailleurs dans ces propos :
« Ils souhaitent, à la fois, changer le monde et se réaliser. Tous ont intégré qu’il est possible de s’investir dans un projet social et solidaire, tout en réalisant des profits ! »
Pierre-René Lemas
Toujours est-il que plus de la moitié d’entre eux (55%) sont freinés par diverses contraintes notamment financières. 31% émettent d’ailleurs un souhait d’obtenir un financement d’entreprise tandis que 6% veulent bénéficier d’une caution bancaire.
La clarté des informations afférentes au lancement du projet semble également faire défaut. Il s’avère en effet que 70 à 76% de ces jeunes ne sont pas au courant des dispositifs d’aide existant sur le marché.
Et 37% hésitent à plonger par peur des éventuelles complications au niveau du process. Ainsi, près d’un quart d’entre eux expriment le besoin d’être conseillés par un expert (20%) ou de recevoir le soutien d’un réseau professionnel (21%).