Essor eti françaises

Cette dernière décennie a été marquée par la croissance flagrante des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France. Ces sociétés semblent même prêtes à élargir leur activité à l’international. Il s’avère pourtant que cet essor s’accompagne aussi de divers risques, notamment financiers et cybernétiques. Et une enquête réalisée en 2018 auprès de centaines d’entreprises a confirmé que ces menaces sont de plus en plus patentes.

39%, c’est la part que représentent les ETI (Entreprises de taille intermédiaire) dans le PIB français. Ce chiffre prouve indéniablement la place que ces établissements détiennent dans l’Hexagone, sans oublier le fait que plus de deux salariés du pays sur dix (21%) y sont employés.

Cette incroyable envolée est d’ailleurs un tremplin leur permettant d’être propulsées vers les marchés internationaux. D’autant que l’émergence de nombreuses technologies innovantes pourrait leur prêter main-forte dans cette internationalisation.

Il faut toutefois admettre que les ETI ne sont pas à l’abri de dangers. Les risques sont même actuellement plus importants que jamais, à en croire le Baromètre des Risques Émergents élaboré par Chubb France en collaboration avec la société d’enquêtes en ligne To Luna.

De nouveaux émergents dans l’industrie française

Chubb France et To Luna ont collaboré ensemble durant la période estivale 2018 afin de mener leur enquête auprès de 201 dirigeants d’entreprise de taille intermédiaire. Leur objectif étant de connaître les nombreux risques qu’encourent ces sociétés qui se sont nettement développées au cours des dix dernières années.

Il faut croire en effet que la crise des subprimes de 2008, impactant gravement la croissance des grands groupes, n’a pas eu raison des ETI qui, au contraire, ont pu émerger allant même jusqu’à s’étendre à l’échelle internationale.

Quoi qu’il en soit, une grande croissance implique toujours une importante réorganisation, car les besoins s’accroissent à mesure que les activités s’élargissent. Si bien que les contraintes subies peuvent devenir comparables à celles rencontrées par les entreprises de grande envergure.

Toute médaille a son revers

Il existe plusieurs solutions permettant aux ETI de faire face aux éventuelles menaces qui entravent à leur progression. Avant tout, elles doivent être à même d’élaborer des moyens préventifs ou de disposer d’une couverture le cas échéant afin de bénéficier d’une indemnisation.

Dans les deux cas, souscrire une assurance professionnelle serait plus judicieux.

Il faut savoir en effet que les dangers auxquels ces sociétés émergentes s’exposent sont plusieurs. Les résultats de l’enquête ont permis de conclure que les risques financiers, humains et ceux liés à la digitalisation sont les plus appréhendés. À savoir :

  • Pas moins de 36% des sondés considèrent la variation des places boursières, les taux de change, la politique incontournable des banques centrales comme particulièrement menaçants ;
  • 35% se penchent plutôt sur les menaces cybernétiques telles que les pertes de données et la cybercriminalité pouvant ternir l’image de l’enseigne, réduire son chiffre d’affaires et s’avérer même néfastes à la pérennité de son activité ;
  • 34% estiment que les accidents et maladies subis par les salariés à cause des déplacements professionnels sont devenus plus fréquents.

D’autres risques sont également considérés, étant donné la notable évolution de l’industrie, quoiqu’ils soient moins importants. Entendant par cela les répercussions de la mondialisation, la gestion des ressources rares et les exigences afférentes à la transition énergétique. À noter cependant que ces grands changements en valent la peine étant donné qu’ils sont des leviers de développement pour ces entreprises.