
Le marché du crédit aux entreprises affiche un réel dynamisme depuis 2017. Toutes les conditions sont en effet réunies pour permettre aux professionnels de contracter facilement des prêts auprès des établissements bancaires : des conditions d’octroi souples, des taux d’intérêt bas, et surtout la concurrence acharnée entre les organismes prêteurs.
1001,3 milliards de crédits mobilisés en 2018
Les chiffres récemment publiés par la Banque de France ont montré que le volume des financements accordés aux entreprises a augmenté de +5,5 % en un an.
Les micro-entrepreneurs et les PME ont pu tirer de réels avantages de l’assouplissement des conditions de prêts.
En effet, les crédits octroyés aux PME ont enregistré une hausse de +6,2 % (+3,9 % pour les ETI et +2,9 % pour les grandes entreprises) ces deux dernières années. Au total, l’encours des prêts aux entreprises est passé de 947,5 milliards à 1 001,3 milliards entre décembre 2017 et décembre 2018.
Cette forte croissance des crédits aux professionnels inquiète le HCSF (Haut Conseil de Stabilité financière).
Important Cette autorité met ainsi la pression sur les banques pour que celles-ci se protègent mieux du risque systémique cyclique.
Pour ce faire, ces dernières devront se constituer, à partir du deuxième semestre 2019, des surcharges en fonds propres à un niveau de 0,25 %.
Les taux moyens d’intérêt des crédits nouveaux restent stables
Le rapport de la Banque France a également permis de constater que les taux d’intérêt appliqués pour les crédits nouveaux n’ont pas vraiment évolué. Pour les prêts d’un montant inférieur à 1 million d’euros, le taux effectif est de 1,41 % fin 2018 contre 1,35 % fin 2017.
Ce taux a légèrement baissé pour les crédits supérieurs ou équivalents à 1 million d’euros : 1,66 % en décembre 2018 contre 1,67 % en décembre 2017.
À noter que l’augmentation du volume des crédits mobilisés l’année dernière concerne tous les secteurs d’activité, mais la plus forte hausse a été observée dans le secteur des services et conseil aux entreprises (+8,6 %) et celui du transport et de la logistique (+7,3 %).