
La France, plus que d’autres pays est, depuis longtemps, convaincue par les enjeux environnementaux. D’ailleurs, elle se veut être un fervent défenseur de la transition écologique et énergétique en mettant sur pied, depuis 2017, un mécanisme incitant les investisseurs privés et publics à financer des projets qui en sont liés.
Obligations vertes, crowdfunding vert, fonds actions verts… autant dire que ce n’est pas les systèmes permettant de financer des projets de transition écologique qui manque sur l’ensemble du territoire Français. Des mécanismes auxquels, particuliers, entreprises et organismes étatiques peuvent prendre part.
Il faut dire que la France ne ménage pas ses efforts pour permettre à sa politique environnementale d’arriver à bon port. Et ce, depuis le lancement de son premier « green bond » qui lui a permis de revendiquer la première place parmi les États émetteurs l’année dernière. Durant cette période, elle a en effet, supplanté les autres nations en matière de montants levés.
16,5 milliards de fonds levés pour la France
Il faut dire que la France n’est pas le seul pays à s’être lancé dans la lutte contre le changement climatique, la protection de la biodiversité, et la lutte contre la pollution. Mais compte tenu des fonds qu’elle a collectés pour la cause en 2018, il faut admettre qu’elle excelle dans ce domaine.
En effet, sur cette période, elle a collecté 16,5 milliards d’euros, grâce au mécanisme d’obligation verte ou green bond qu’elle a mis sur pied pour la toute première fois en 2017. En collectant cette somme, elle a devancé de nombreuses nations comme l’Allemagne, le Pays-Bas ou les États-Unis.
Avec un tel montant, elle va pouvoir financer différents projets liés à la transition écologique tels que :
- Les énergies renouvelables ;
- L’efficacité énergétique ;
- La gestion durable des déchets et de l’eau ;
- L’exploitation durable des terres ;
- Le transport propre et l’adaptation aux changements climatiques.
L’embarras du choix
En matière de financement entreprise, les investisseurs ont l’embarras du choix quant aux systèmes permettant d’y parvenir. Outre le green bond de l’État français qui est rémunéré entre 1,75% et 1,25%, d’autres mécanismes viennent à s’ajouter à la liste.
Ce serait bien le cas pour le crowdfunding vert qui permet à des particuliers de financer les projets de leur choix via une plateforme de financement participatif. Dès quelques dizaines d’euros, ces derniers recevront en contrepartie un versement régulier composé d’une partie du capital investi et des intérêts avec un taux annuel de 4 à 8%. Et ce, pour une durée de 18 mois à 5 ans.
Les fonds actions verts visant à optimiser la transition écologique et énergétique sont également de la partie, mais leurs portées en France sont encore limitées si l’on croit une enquête menée par Novethic.
Cette agence soutient en effet que seule la thématique liée à l’eau et à l’environnement fait bonne figure dans l’Hexagone du fait qu’elle est accessible à travers de nombreux fonds tels que le Parvest Aqua ou le Pictet Water ainsi que beaucoup d’autres. Quant au thème climat et énergie qui est à la traine, il est seulement disponible chez Amundi et BNP Paribas AM.