
À part la baisse d’activité provoquée par le télétravail et le chômage partiel, l’épidémie de Covid-19 pose des défis majeurs aux flottes d’entreprise. Ces obstacles, très en vue lors du premier confinement, ont forcé les gestionnaires à s’adapter afin de survivre et d’aborder la reprise dans les meilleures conditions.
Les grandes flottes automobiles, publiques comme privées, ont toutes souffert des répercussions économiques et financières du premier confinement. Même si leurs activités étaient maintenues, elles ont subi d’importants ralentissements liés à la généralisation du travail à distance. Pour continuer leurs opérations, ces entreprises ont dû appliquer des modèles de gestion adaptés à la crise, dont :
- des protocoles sanitaires plus stricts en matière de nettoyage ;
- une révision du traitement des commandes client.
Les flottes ont aussi profité du printemps pour accélérer leur transition vers les solutions de mobilité peu énergivores, notamment les voitures hybrides et électriques éligibles aux bonus écologiques instaurés par le gouvernement.
La reprise des flottes ralentie par les restrictions sanitaires
De l’avis de Philippe Ambon, le premier confinement a beaucoup pesé sur l’activité de n’importe quelle flotte automobile présente en France, indépendamment de sa taille. Selon le directeur général d’Holson, un cabinet spécialisé dans l’analyse et l’optimisation des performances des flottes, presque tous les gestionnaires ont été poussés à réduire leur voilure au printemps, à cause de la chute des demandes.
Afin de se sortir de cette période de creux et d’entamer la reprise dans les meilleures conditions, beaucoup d’entreprises ont demandé à renégocier leur contrat avec les utilisateurs.
Il y a aussi celles qui ont profité de cette baisse d’activité pour accélérer le verdissement de leur parc et se renforcer dans le domaine des véhicules électriques et hybrides, à la faveur des nouveaux bonus écologiques lancés en juin.
Un autre obstacle gêne également la reprise de l’activité des flottes, selon le directeur général d’Holson : les protocoles sanitaires. Ce problème affecte en particulier les voitures partagées, qui nécessitent des désinfections systématiques entre deux conducteurs différents. Ces restrictions représentent une charge en plus pour les gestionnaires, surtout pour les :
- responsables locaux ;
- chargés d’accueil ;
- secrétaires d’agence.
Des protocoles de gestion administrative adaptés à la crise
Après le confinement de printemps, les gestionnaires de flotte ont constaté une augmentation temporaire des pannes de matériel, causées par une utilisation intensive consécutive à une longue période d’inactivité.
ImportantL’immobilisation du parc a aussi retardé les contrôles périodiques,
Tels que les vérifications du niveau de pollution, les levages et les passages aux mines, un contretemps qui n’est pas sans conséquence sur l’efficacité globale de la flotte. Ces problèmes ont été relevés auprès des flottes « moyennes », comme celle de Caen la mer, et chez les parcs plus imposants comme celui d’ENGIE Solutions, doté de 23 500 véhicules.
Afin de s’adapter à ces défis techniques, les flottes ont ajusté leur process de commande des pièces et externalisé en partie les interventions sur panne pour plus d’efficacité. Elles ont aussi accéléré la numérisation de leurs documents dans une optique de mise en conformité avec les outils de gestion administrative à leur disposition.