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Nombreux sont les secteurs à souffrir énormément des conséquences de la crise sanitaire sur leurs activités. Dans ce sens, les grands loueurs automobiles ne font pas figure d’exceptions à l’instar d’Europcar qui traverse depuis des mois, la plus mauvaise passe de son existence en faisant face à des déboires financiers non négligeables.

La période d’exercice de 2020 n’est évidemment pas la saison idéale pour les grands loueurs automobiles avec la crise sanitaire entraînant la chute drastique des déplacements professionnels et touristiques.

La faillite en mai dernier du poids lourd américain Hertz aux États-Unis et au Canada en est une preuve suffisante en notant que c’est actuellement au tour d’Europcar de se retrouver dans la mouise.

Pour le dire, il suffit de porter un regard sur le dernier bilan trimestriel de cette entreprise de solutions de mobilités mettant en exergue ses principaux indicateurs de croissance évoluant en zone négative l’empêchant de se propulser dans de meilleures perspectives pour le reste de l’année.

Attaqué sur deux fronts

Pour Europcar, la publication de son bilan trimestriel fut l’occasion idéale pour faire savoir qu’à l’instar de l’ensemble des grands loueurs automobiles, le groupe a beaucoup souffert des conséquences de la crise sanitaire mettant au ralenti ou à l’arrêt ses activités reposant essentiellement sur les déplacements.

Une façon pour ce loueur de voitures de dire que cette année, il est attaqué sur deux fronts étant donné qu’en parallèle il est en pleine phase de restructuration financière, malgré l’accès au PGE. Ce credit professionnel exceptionnel mis en place par le gouvernement lui permettant, en début mai, de renforcer sa trésorerie à hauteur de 220 millions d'euros.

En effet, tout indique que cette somme est loin d’être suffisante pour lui permettre de régler ses problèmes financiers qui n’ont d’ailleurs fait que s’accentuer si l’on se réfère à la chute de la valeur de ses actions boursières se retrouvant désormais à 60 centimes, alors qu’elle était élevée à un niveau record de 13 euros en septembre de 2017.

Une entrée en Bourse catastrophique expliquant d’ailleurs le choix d’Eurazeo, l’actionnaire majeur du groupe de se séparer de ses parts estimées à 30% dans l’entreprise qui, depuis 14 octobre, a obtenu l’accord de la majorité de ses porteurs d’obligations pour se retrouver sous la responsabilité d’un administrateur ad hoc.

Un bilan désastreux pour couronner le tout

Il va sans dire qu’Europcar traverse une mauvaise passe depuis un moment, mais il suffit de porter un regard sur son bilan trimestriel pour comprendre que le groupe n’est pas au bout de ses peines. Et ce n’est pas faute de le croire si l’on se réfère à ses principaux indicateurs de croissance affichant une chute considérable entre 2019 et 2020. À savoir :

  • Un chiffre d'affaires trimestriel réduit de moitié à 537 millions d'euros ;
  • Un résultat opérationnel (Ebitda) divisé par cinq à 54 millions.

Des aboutissements incitant d’ailleurs l’un de ses dirigeants à affirmer que :

Compte tenu de la deuxième vague de Covid-19 et des incertitudes qui en découlent, nous estimons qu'il n'est plus possible de fixer d'objectifs financiers pour l'exercice 2020.

Quoi qu’il en soit, l’enseigne entend limiter au mieux les casses en misant essentiellement sur la réduction de ses coûts qui devront passer de 850 millions d’euros à la barre de 1 milliard d’euros.