
En mettant fin au confinement, la France a permis à différents types d’activités de reprendre lentement leur cours. Ce qui n’est pourtant pas le cas pour les salles de sport, qui jusqu’ici, font encore l’objet d’une interdiction de réouverture. Une décision qui est loin d’arranger leur situation qui se trouve d’ores et dans un niveau critique.
Le déconfinement n’a pas arrangé la situation des salles de sport. La quasi-totalité des professionnels du domaine partage désormais ce point de vue, alors que la France comptabilise quelque 4 3000 structures prenant en compte les salles indépendantes ainsi que les succursales et filiales de grands groupes.
Il se trouve en effet que ce type d’activité figure parmi les secteurs à ne pas profiter de la mise à l’arrêt de la période de confinement pour la simple raison que sa réouverture n’est pas encore autorisée. Ce qui représente une menace pour cette filière qui se trouve déjà en mauvaise posture exposant ses principaux acteurs à la faillite dans la mesure où aucun plan de secours n’est mis en place par l’exécutif.
Les salles de sport en mode survie
Tout comme les différentes structures entrepreneuriales en difficultés financières à cause du coronavirus, les salles de sport ont tout fait pour garder la tête hors de l’eau durant la période de confinement les forçant à mettre entre parenthèses leurs activités. Une situation qui a d’ailleurs fait perdre à ces dernières l’équivalent de 30 à 50% de leur chiffre d’affaires annuel si l’on croit un spécialiste du domaine.
Ainsi, pour survivre, certaines d’entre elles ont eu recours au crédit professionnel si d’autres ont puisé dans leur fonds propre pour répondre à leurs besoins de trésorerie les plus courants en notant que leur survie dépend surtout du plan de soutien du gouvernement pour permettre à l’un de leur représentant de dire que :
Les aides d'État ont permis de mettre nos équipes au chômage partiel pendant la fermeture des clubs et le report de paiements sur les taxes et charges sociales et les prêts garantis par l'État permettent de limiter les risques de trésorerie à court terme.
Et à un autre d’ajouter que :
Les aides ont permis de limiter les risques de trésorerie à très court terme pour les grands groupes, mais la situation est cependant plus critique pour les indépendants qui sont, eux, réellement menacés de fermeture. C'est catastrophique.
Ainsi, ces opérateurs tiennent à préciser qu’ils sont en mode survie depuis plusieurs semaines en soulignant que leur cas risque d’empirer vu que, malgré le déconfinement, ils ne peuvent pas reprendre les activités pour les inciter à attirer l’attention du pouvoir public en faisant valoir que :
S'ils ne sont pas autorisés à reprendre leur activité fin mai ou, au plus tard, début juin, les dommages pourraient être irréversibles.
Le salut dans la réouverture des salles
Il va sans dire que pour ces professionnels, le salut se trouve dans la réouverture des salles. Dans cette optique, ils ont même tenu à souligner que :
On ne pensait pas que ça durerait si longtemps et là, il ne faut plus que ça dure. Début juin, ce sera la limite, sinon on risque de mettre la clé sous la porte.
Et d’ajouter que :
La date de juin circule largement dans la profession comme une date importante au-delà de laquelle la situation économique d'un grand nombre de salles risque de largement se dégrader.
Ainsi, ces derniers demandent à ce qu’une mesure allant dans ce sens soit prise dans les meilleurs délais en espérant que le pouvoir public daigne à leur accorder son soutien à travers :
- Le maintien du chômage partiel ;
- L’aide à la négociation avec les bailleurs sur les loyers ;
- La mise en place d’une campagne de communication nationale sur les bénéfices de la pratique sportive ;
- Les exonérations fiscales et sociales.
En outre, ils s’engagent à respecter les règles de sécurité sanitaires ainsi que les gestes barrières destinés à éviter les risques de contamination. Ce, à travers :
- La gestion des flux de clients, grâce à la limitation à un adhérent pour 5 m² et l’inscription préalable sur internet ;
- L’aménagement des clubs avec le marquage au sol et l’usage d’une machine sur deux ;
- L’aménagement des vestiaires ;
- L’amélioration des mesures d'hygiène à travers le port de masques et de visières pour les coachs et le personnel, l’usage de gel hydroalcoolique et le renforcement des cycles de nettoyage.
Soit, autant de mesures qui devraient aider le gouvernement à prendre une décision positive en leur faveur.