un professionnel avec des billets euros

Selon Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, quelque 150 000 entreprises tricolores ont obtenu le fameux prêt garanti par l’État. Pour rappel, ce dispositif exceptionnel a été mis en place pour combler leurs besoins de trésorerie. Le patron de la banque publique d’investissement ajoute que l’équivalent de 40 milliards d’euros de demandes est en cours de traitement.

Déjà 22 milliards d’euros de prêts garantis par l’État accordés

Depuis le début du confinement, et à cause de la crise sanitaire qui touche le monde entier, bon nombre d’entreprises à travers la France sont fermées ou tournent au ralenti. Il en résulte d’importantes difficultés financières, qui les poussent à recourir aux dispositifs d’aide mis en place par les pouvoirs publics.

Important Parmi eux figure le prêt garanti par l’État (PGE), c’est-à-dire que ce dernier rembourse la plus grosse part du capital restant dû à l’établissement prêteur en cas de défaillance de l’emprunteur.

L’Exécutif prévoit de s’engager pour l’équivalent de 300 milliards d’euros de crédits professionnels, une somme qui représente 15 % du PIB de la France.

Les entreprises de toutes taille et forme juridique désireuses de souscrire un PGE pour combler leurs besoins de trésorerie doivent soumettre leur demande à leur banque habituelle.

Quelques types de sociétés sont néanmoins exclus : les sociétés civiles immobilières, ainsi que les organismes de crédit et de financement. Bpifrance annonce déjà

150 000 bénéficiaires du PGE pour l’équivalent de 22 milliards d’euros, auxquels pourraient s’ajouter 40 milliards d’euros liés aux dossiers en cours.

Nicolas Dufourcq.

Deux fonds d’investissement créés pour soutenir les entreprises

Important Outre le prêt garanti par l’État, la banque publique d’investissement a mis en place deux fonds dédiés au soutien financier des entreprises affectées par la crise du Covid-19.

Le premier devrait permettre d’accompagner près de 80 PME au cours des six prochains mois. Sa vocation, d’après Nicolas Dufourcq, est de leur

Offrir une alternative dans l’éventualité d’un risque trop élevé lié aux investissements en purs fonds propres.

Nicolas Dufourcq.

Le second devrait prendre la forme d’obligations convertibles dans une soixantaine de jeunes pousses qui préparaient un tour de table et se sont vues freiner par l’arrivée de l’épidémie. Le patron de Bpifrance indique ainsi que

Plus de 300 millions d’euros ont été mobilisés depuis la mi-mars pour finaliser ces levées de fonds mises à mal par le renoncement d’investisseurs majeurs.

Nicolas Dufourcq.