
La BERD a décidé d’accorder une ligne de financement de 20 millions d’euros au Maroc afin d’accompagner les entreprises marocaines dans leurs projets de développement durable. La gestion de ce fonds sera confiée au Crédit du Maroc dans le cadre du programme « Chaîne de valeur verte ». Les bénéficiaires seront essentiellement les PME qui investissent dans des solutions relatives aux énergies renouvelables. Elles profiteront aussi d’un soutien technique assuré par des experts dans ce domaine.
20 millions d’euros sous forme de prêt secondaire
Les PME locales qui souhaitent investir dans des projets relatifs aux énergies renouvelables pourront souscrire un prêt secondaire auprès du Crédit du Maroc en complément d’un crédit professionnel. Cette solution de financement vert est associée à une subvention et un accompagnement technique visant à assurer la viabilité du projet.
Bénéficiant du soutien financier de l’Union européenne et du Green Climate Fund, ce programme de la BERD vise à aider les petites entreprises à faire leur entrée dans les chaînes de valeur.
Plusieurs acteurs se sont associés et ont apporté leur contribution dans ce projet d’envergure. Ainsi, le fonds de 20 millions d’euros est constitué de 15 millions d’euros fournis par la BERD, et de 5 millions d’euros de fonds d’investissement international alloués par Green Climate Fund.
Pour sa part, L’Union européenne a octroyé une enveloppe de 3 millions d’euros pour financer l’accompagnement technique des projets retenus.
Conditions d’éligibilité à la ligne de crédit verte
Selon les explications fournies par le Président du directoire du Crédit du Maroc, Bernard Muselet,
Seules les entreprises privées de droit marocain dont les effectifs ne dépassent pas les 250 salariés et dont le C.A n’excède pas 50 millions d’euros pourront accéder à cette ligne de crédit verte .
Bernard Muselet.
Pour l’heure, la banque filiale du Groupe Crédit Agricole SA a déjà identifié près de 300 bénéficiaires potentiels. Il s’agit essentiellement de PME œuvrant dans le secteur de l’énergie verte, comme le traitement de l’eau ou des déchets, mais aussi des entreprises exerçant dans d’autres secteurs (agricole ou manufacturière) qui souhaitent adopter des solutions vertes en vue de disposer de plus d’autonomie énergétique.