
La garantie décennale coûte trop cher aux auto-entrepreneurs. Elle s’élève environ à 2 000 € par an pour les professionnels des gros travaux, et à 1 200 € par an pour les artisans spécialisés dans la finition, les aménagements et les installations divers. Compte tenu de sa cherté, deux tiers des artisans du bâtiment ayant choisi ce statut réalisent des travaux sans cette assurance. Selon une enquête menée par un courtier en assurance pro et entreprises, 59 % des auto-entrepreneurs de ce secteur ne sont pas assurés.
90 % des auto-entrepreneurs du bâtiment affichent un CA inférieur à 26 000 euros
Avec un CA inférieur à 26 000 euros pour 9 auto-entrepreneurs sur dix, plus de la moitié d’entre eux choisissent de ne pas souscrire une garantie décennale afin de limiter leurs charges annuelles. Ces derniers doivent en effet se prémunir contre un certain nombre de risques, et leur assurance doit également inclure une responsabilité civile en plus de la décennale.
Toutefois, les risques encourus ne sont pas identiques pour tous les métiers. Et les tarifs annuels varient selon différents facteurs :
- les garanties incluses ;
- la zone géographique
- l’activité ;
- l’expérience ;
- le chiffre d’affaires ;
- les techniques de construction.
Heureusement, il est possible de trouver une assurance professionnelle adaptée à sa situation et à des tarifs avantageux en recourant aux services d’un courtier.
Quels sont les métiers dans le BTP les plus concernés par le défaut d’assurance ?
Selon les résultats de l’étude, 50 % des artisans du gros œuvre possèdent une assurance décennale. Mais les secteurs du revêtement et de l’isolation représentent la majeure partie des travaux non couverts par cette dernière (75 %). Ils sont suivis par ceux de la plomberie et du chauffage (69 %) et par les métiers de la menuiserie et de l’agencement (65 %).
Cette enquête a aussi révélé que les auto-entrepreneurs des régions DROM-COM, Corse et Ile-de-France sont les plus réticents à souscrire une assurance. Les professionnels du bâtiment dans les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Nouvelle Aquitaine figurent également parmi les moins enthousiastes.
Dans certaines régions comme la Bourgogne Franche-Comté et l’Auvergne Rhône Alpes, en revanche, la moitié des auto-entrepreneurs du bâtiment sont assurés, avec respectivement des taux de 50 % et 49 %.