gestion des dettes en entreprise marocaine

Au Royaume chérifien, le secteur assurantiel fait partie des différentes filières à subir les conséquences de la crise sanitaire engendrée par l’épidémie du coronavirus en s’acharnant dans un premier temps sur les assurés. Mais il semblerait que c’est désormais le tour des assureurs, alors que ces derniers ont tout fait pour apporter leur soutien à leur clientèle.

Au Maroc, comme pour la plupart des pays où la présence de la pandémie du coronavirus est détectée, force est de constater que l’arrêt ou le ralentissement des activités est au rendez-vous en notant que le secteur assurantiel n’a pas échappé à cette règle qu’il s’agisse d’assurance professionnelle, automobile ou autres.

Dans cette optique, tout indique d’ailleurs que depuis le début de la crise, ce sont les assurés qui sont les plus à souffrir si l’on tient compte des différents éléments indiquant dans ce sens. Et aux dernières, il semblerait que désormais, les assureurs aussi sont rangés sous la même enseigne, malgré leur résilience.

Les assureurs sont désormais exposés

Depuis le début de la crise sanitaire au Maroc impactant la filière assurantielle, les assureurs peuvent se targuer d’être mieux armés que les assurés pour résister. La preuve en est qu’ils n’ont pas arrêté de redoubler d’efforts dans leurs contributions dans le fonds COVID-19 mis en place par les pouvoirs publics du pays pour faire face à cette épidémie mortelle.

Ainsi, il serait utile de préciser que pour leur part, ces derniers ont adopté différentes mesures en faveur de leur clientèle. À savoir :

  • Les rabais et les reports sur les primes d’assurance auto pendant la période de confinement ;
  • La prise en charge des frais d’inhumation des ressortissants nationaux bloqués à l’étranger même si ces derniers sont exclus des contrats ;
  • La prise en charge des accidents de travail en télétravail ainsi que des actes médicaux et pharmaceutiques liés au coronavirus.

Soit autant d’efforts qui ont fini par les épuiser si l’on croit ces professionnels tenant en compte l’effondrement de leur rentabilité au premier semestre. Une situation qui, selon eux, devrait se perpétuer durant la deuxième moitié de l’année pour inciter l’un d’eux à dire que :

Les scénarios évoluent constamment, ce qui impose un pilotage à vue.

Ce, avant de démontrer une lueur d’optimisme en faisant valoir que :

Les couvertures des engagements sont suffisantes pour toutes les compagnies locales, ce qui permettra d’absorber l’impact de la crise.

Les assurés sont les plus à souffrir

En mesurant les impacts de la crise sur leur secteur d’activité, les compagnies d’assurance s’accordent à dire que les assurés sont les plus à souffrir se manifestant essentiellement à travers :

  • Les difficultés en matière de recouvrement des créances ;
  • La chute des primes automobiles.

À Jalal Benchejkroun, Directeur général délégué d’AtlantaSanad Assurance d’expliquer en ce qui concerne ce dernier point :

Les primes automobiles ont baissé pendant la période du confinement à cause du report des échéances décidées par le secteur des assurances. Mais elle s’est très vite s’est très vite rattrapée par la suite.

Jalal Benchejkroun.

Une tendance baissière des primes qui, selon les professionnels du domaine, concerne également les branches sociales AT (Maladie et Accident du Travail) du royaume en tenant compte du fait que :

Les salaires 2020 seront inférieurs aux salaires 2019.