réunion entreprise

Aux oubliettes depuis près d’une décennie, le dispositif de prêts participatifs du 13 juillet 1978 a, une fois de plus, fait son apparition, grâce à une initiative du gouvernement qui a fait le choix de sortir de sa cachette cet outil faisant partie de son artillerie lourde destinée à soutenir les entreprises en période de crise.

Dans le cadre de sa stratégie destinée à soutenir le secteur entrepreneurial affaibli par les conséquences de l’épidémie du coronavirus sur leurs activités, les pouvoirs publics ont décidé de passer à l’étape suivante.

Ainsi, l’on constate que le crédit professionnel est encore au cœur de sa stratégie, mais en empruntant cette fois un mécanisme du financement participatif distribué par les établissements bancaires.

Un dispositif qui date du siècle dernier, mais qui a fait preuve de son efficacité lorsqu’il est question de sortir les entreprises de la mouise face à une crise et qui devrait encore les aider à y parvenir maintenant que la pandémie a tout fait pour les mettre à nouveau dans une mauvaise posture.

L’exécutif ressort l’artillerie lourde

Pour l’État, le prêt participatif distribué par les banques fait partie de l’artillerie lourde à sortir uniquement en cas de crise mettant en péril l’existence de principaux leviers de l’économie française, les entreprises.

Et puisque la crise sanitaire s’est installée depuis des mois déjà, les pouvoirs publics ont jugé utile de ressortir ce dispositif du tiroir en notant qu’il a été déployé :

  • Pour la première fois lors de sa création en 1978 pour secourir la sidérurgie de son état léthargique ;
  • Pour la deuxième fois en 2008 lors de la crise financière pour soutenir les constructeurs automobiles.

Tout cela pour dire qu’il s’agit de la troisième sortie de ce mécanisme aussi connu sous le nom de Subordinated loans qui a cette fois pour objectif d’apporter son aide à l’ensemble du secteur entrepreneurial qui aura, alors en sa disposition une nouvelle source de financement à long terme.

Une source de financement supplémentaire à la rescousse

Il va sans dire qu’avec la mise en place de ce dispositif de prêts participatifs, une source de financement supplémentaire est venue à la rescousse des entreprises affaiblies financièrement depuis le début de la crise. Un choix judicieux selon Bercy qui a tenu à faire savoir que :

Il s'agit vraiment d'un outil de relance, mais la sélectivité sera plus forte qu'en 2008.

Pour comprendre ce point de vue, il faudrait regarder du côté de Banque de France qui, en 2016, a expliqué que :

Le statut de quasi-fonds propres de cet instrument permet d'améliorer la structure financière de l'entreprise, sans procéder à une augmentation de capital.

Dans les détails, il serait ainsi utile de préciser qu’en misant sur cette stratégie, l’État s’est porté garant des prêts à hauteur de 2 milliards d’euros dans le but de permettre aux banques de disposer d’une enveloppe totale de 10 à 20 milliards d’euros qu’elles pourront prêter aux entreprises, grâce au Subordinated loans.

Ainsi, les entrepreneurs intéressés se doivent de savoir que :

  • C’est une source de financement à long terme, tout en étant assimilable à des fonds propres ;
  • C’est une forme de prêt à remboursement subordonné moyennant le service d'un intérêt fixe.

Concernant ce dernier point, l’on doit en outre souligner que ce genre de prêt est cumulable avec d’autres crédits professionnels et qu’il peut être le tout dernier à se faire rembourser.