des salariés

Depuis le début de la crise, les pouvoirs publics se sont donnés pour mission de soutenir les entreprises pour les aider à garder la tête hors de l’eau. Un devoir que le gouvernement entend perpétuer encore une saison si l’on tient compte du projet de budget 2021 intégrant dans le plan de relance une nouvelle stratégie.

Affaiblies par l’épidémie du coronavirus et ses conséquences sur leurs activités, les entreprises ont, depuis le début de la crise, bénéficié de différentes mesures gouvernementales leur permettant de garder la tête hors de l’eau notamment, grâce au PGE. Cette forme exceptionnelle de crédit professionnel permettant à différentes structures de s’en sortir dans les meilleures conditions.

Et d’après les constats, ces dernières pourront encore continuer de compter sur le soutien de l’État qui vient d’annoncer l’existence d’un plan de relance dédié au secteur entrepreneurial dans son projet de budget 2021 en concentrant cette fois ses efforts sur la baisse des impôts.

Le projet de budget a prévu un plan de relance dédié aux entreprises

Comme susmentionnée, le projet de budget 2021 a été récemment présenté par le gouvernement auprès de l’Assemblée nationale. L’occasion qui a permis de découvrir que les pouvoirs publics ont attribué un volet spécifique aux entreprises dans son plan de relance en lui accordant une enveloppe de 100 milliards d’euros.

Et en y regardant de près, l’on constate que le crédit professionnel n’est plus en tête de liste des outils utilisés. Tout indique en effet que la balance est cette fois penchée vers l’allègement fiscal que certains parlementaires ont qualifié de :

Plan de baisse sans précédent.

Et ce n’est pas faute de le croire puisque cette stratégie gouvernementale s’est fixé pour objectif principal de renforcer la compétitivité des entreprises en permettant à ces dernières de bénéficier d’une baisse de 10 milliards d’euros sur les impôts de production. Une décision qui devrait par la même occasion impacter positivement sur le secteur de l’emploi si l’on croit le député Christophe Castaner s’exprimant en ces termes :

L'essentiel de la baisse des impôts de production, c'est pour préserver 300 000 emplois dans le secteur industriel. C'est 300 000 femmes, c'est 300 000 hommes, c'est 300 000 familles qui sont directement impactés.

Christophe Castaner.

Le plan de relance pourrait faire mieux

Aux yeux de certains parlementaires, le choix du gouvernement pour l’allègement fiscal est certes la meilleure des décisions. Toutefois, ces derniers estiment que ce plan de relance dédié aux entreprises pourrait faire mieux pour inciter l’un deux à demander à ce que l’on y ajoute d’autres outils. À savoir :

  • Le plafond de chiffre d'affaires qui devrait être relevé entre 7,6 à 10 millions d'euros pour permettre aux PME de bénéficier d'un taux réduit d'impôt sur les sociétés ;
  • La poursuite de la suppression des petites taxes rapportant peu à l'État visant cette fois la taxe sur les services funéraires qui rapporte six millions d'euros par an.

Deux dispositifs fiscaux qui devraient permettre aux entreprises de souffler davantage en notant que ce parlementaire estime également qu’une attention particulière devrait être portée sur les deux secteurs les plus touchés par la crise :

  • La presse qui devrait bénéficier d’une prorogation des dispositifs fiscaux ;
  • Le spectacle vivant qui devrait bénéficier d’une prolongation de crédit d'impôt.