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Dans le cadre du Projet de Loi de Finances pour 2020 (PLF 2021), le gouvernement a consacré un volet destiné à favoriser l’investissement auprès des entreprises. Sa particularité, permettre aux investisseurs non professionnels d’effectuer des placements dans des entreprises à travers le mécanisme du Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR).

Une fois de plus, le crédit professionnel est appelé à la rescousse des entreprises. C’est du moins, ce que l’on pourrait croire si l’on se réfère au dispositif récemment présenté par le gouvernement dans le cadre du PLF 2021.

Celui qui a mis en place le fonds de private equity Bpifrance Entreprises 1 destiné à encourager le grand public à prêter de l’argent à une structure entrepreneuriale de son choix contre une rémunération. Une manière pour le gouvernement de guider l’épargne des Français vers un placement à impact économique en ouvrant la voie vers le Fonds Commun de Placement à Risque jusqu’ici limité aux gros investisseurs.

Le grand public est appelé à la rescousse du secteur entrepreneurial

Depuis 1er octobre, le grand public est appelé à la rescousse du secteur entrepreneurial. Du moins, auprès de quelque 1 500 startups non cotées en bourse et de PME réparties sur l’ensemble du territoire en notant que ces dernières représentent la grande majorité de la fibre économique française.

Dans les détails, il est ainsi utile de savoir que, grâce au fonds Bpifrance Entreprises 1, tout contribuable Français est invité à investir dans les structures de leur choix que soit dans le secteur de l’industrie, de la finance, du commerce, de la santé ou autres.

Une opportunité d’investissement qui s’ouvre à tous ceux qui disposent d’un ticket modérateur de 5 000 euros et qui sont prêts à laisser fructifier leur argent pendant 6 ans étant donné que la somme investie y sera bloquée durant cette période.

Et puisque ce dispositif fait partie de la lignée des fonds FCPR, il est également nécessaire de faire savoir que c’est la toute première fois de son histoire que les investisseurs non professionnels y ont accès. La raison, ce placement a toujours été dédié aux professionnels disposant d’un ticket d’entrée de 100 000 euros.

D’une pierre, deux ou trois coups

En misant sur ce fonds Bpifrance Entreprises 1, le gouvernement entend faire d’une pierre, deux ou trois coups en espérant que, grâce à la contribution des Français :

  • Les entrepreneurs locaux auront plus de chance de se développer ;
  • Les investissements dans l’économie prendront de l’ampleur ;
  • Les investisseurs pourront fructifier au mieux leur argent.

Concernant ce dernier point, tout indique d’ailleurs qu’il s’agit là d’une stratégie gouvernementale destinée à orienter les épargnes des ménages dans des placements à impact économique. Pour les convaincre, ce dispositif est ainsi armé d’un taux de rendement d’environ 5 à 7% par an. Soit, à un niveau relativement élevé par rapport aux produits d’épargne favoris des Français à l’instar du Livret A avec une rentabilité quasiment inexistante à 0,5% brut annuel.

Ce qui est des plus avantageux selon les analystes qui tiennent cependant à rappeler que la vigilance est de mise dans le choix des investissements étant donné qu’il s’agit là de Fonds Commun de Placement à Risque avec un profil de risque maximal de niveau 7. Le genre d’investissement hautement exposé à la perte partielle ou totale du capital.