
Deuxième de la liste des instruments de financement du plan France Relance, ce serait le tour du dispositif obligation relance d’entrer en vigueur dans les semaines qui viennent. Seulement voilà, tout indique que les préparatifs pour sa mise en place ont pris du retard pour ainsi dire que les organismes en charge de l’affaire n’ont plus d’autres choix que d’accélérer la cadence.
Depuis le début de la crise, le gouvernement a placé le gros de ses espoirs sur le credit professionnel pour soutenir les entreprises. Et maintenant que l’heure de la reprise a sonné, il continue de miser sur cet outil, cette fois, à travers le dispositif Obligation Relance.
Sa stratégie, mettre à la disposition des sociétés de gestion un fonds spécifique associé à une garantie d’État de 30 % maximum qui devrait être disponible dès cet été. Tout cela pour dire que la date butoir approche à pas de géant, alors que le dossier a pris beaucoup de retard, alors qu’en ce qui concerne sa distribution, la Commission européenne n’a accordé qu’un délai des plus limité.
La pression est à son apogée pour les organismes en charge des préparatifs à l’instar de la FFA, du Trésor et de l'association professionnelle France Invest.
Un nouveau dispositif pour les entreprises
Dans le cadre du plan France Relance, le gouvernement s’est donné pour mission de mettre sur pied différents dispositifs visant essentiellement à soutenir les entreprises dans la reprise des activités. Deuxième de la liste, ce serait bientôt le tour de l’obligation relance d’entrer en scène pour venir essentiellement en aide à quelque 2000 sociétés de gestion en y consacrant, aux dernières nouvelles, une enveloppe de 6 milliards d'euros.
Concrètement, il s’agit d’une offre évoluant sur le volet des prêts participatifs des banques pour ainsi dire que son fonctionnement serait quelque peu similaire à celui du dispositif de prêts participatifs relance associé au mécanisme des fonds propres. Les différentes lignes conditionnant son octroi le prouvent avec :
- Le coût du crédit qui est de l'ordre de 4à 5 % pour les PME et de 5 à 6 % pour les ETI ;
- L’éventualité de la mise en place d’une prime de risque pour les obligations plus risquées ;
- La durée de remboursement étalée sur huit ans.
Ainsi, un analyste estime que ce nouveau dispositif ne manquerait pas de concurrencer le mécanisme traditionnel de fonds de dette en faisant remarquer que :
Une fois qu'on a créé un outil avec une garantie d'État, il risque de supplanter certains outils de financement traditionnels.
Et d’ajouter :
La concurrence est évidente même si on a fléché l'utilisation de ces obligations.
La pression est à son apogée
Comme susmentionnée, l’entrée en vigueur de ce dispositif est prévue pour cet été, alors que les organismes en charge de l’affaire viennent à peine de se pencher sur le dossier pour en étudier les contours.
Tout cela pour dire que la FFA et le Trésor disposent de très peu de temps pour tout mettre en œuvre. Ce qui n’empêche pourtant pas la FFA d’être être rassurant si l’on croit Franck Le Vallois, directeur général de cette organisation faisant savoir que :
Nous allons finaliser les travaux de conception dans les prochaines semaines avec pour objectif de passer à sa mise en œuvre opérationnelle d'ici l'été.
Ainsi, les organisateurs entendent respecter le délai prévu, même si les règles d’investissement restent encore à déterminer.
Ce qui serait une bonne nouvelle, sauf que le délai prévu pour la mise en vigueur de ce dispositif approche à pas de géant d’autant que la Commission européenne a tranché pour une position qui n’est pas pour arranger les choses en limitant au 30 juin 2022 la distribution des obligations et prêts relance. Le fait est qu’au maximum, une équipe de private équity equity ne peut traiter que 30 à 40 dossiers au maximum par an pour ainsi dire qu’avec les 2 000 entreprises éligibles, la bataille est loin d’être gagnée.