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La crise sanitaire a apporté un vent de changement auprès des PME suisses. C’est ce que l’on pourrait retenir du rapport récemment publié par Credit Suisse mettant en exergue les impacts de la pandémie du coronavirus sur le secteur et les différents indicateurs permettant de croire à une évolution qui pourrait durer dans le temps.

Dans le cadre de ses enquêtes de conjoncture, Credit Suisse s’est donné pour mission de faire un état des lieux du secteur entrepreneurial suisse pour la période d’exercice de 2020 notamment marquée par la crise sanitaire.

À travers son rapport intitulé « Moniteur Suisse », ce groupe bancaire a ainsi démontré que la situation n’était pas au beau fixe étant donné que la majorité des PME se trouvaient dans une mauvaise posture.

L’occasion qui a également permis à cet organisme de faire valoir que ces dernières ont fait preuve d’une résilience particulière, grâce au crédit professionnel, aux dispositifs d’aides de l’État et principalement à leur capacité d’adaptation leur permettant de faire face à l’adversité.

Les dégâts sont considérables

Comme l’on pouvait s’y attendre, la crise sanitaire n’a pas épargné le secteur entrepreneurial suisse en engendrant une paralysie commerciale à l’échelle nationale et planétaire.

Ce qui n’est d’ailleurs pas sans impacts négatifs sur la situation financière et économique des PME du pays si l’on croit Credit Suisse mentionnant dans son rapport une chute de 7% du PIB au deuxième trimestre de 2020. Soit, à un niveau record jamais établi en l’espace de quarante ans selon les auteurs de cette enquête pensant au :

Pire effondrement du produit intérieur brut (PIB) depuis le début du recensement en 1980.

Autant dire que les dégâts sont considérables que pour en démontrer l’ampleur, Credit Suisse a fait savoir que même si la période la plus difficile est maintenant derrière, les entreprises continuent d’évoluer en zone hostile. Du moins, pour plus de la moitié d’entre elles avouant qu’elles peinent à retrouver leur niveau de performance d’avant-crise si d’autres, les plus touchées, essayent de garder la tête hors de l’eau.

La situation aurait pu être pire

D’après les analystes de Credit Suisse, l’ampleur des dégâts de la crise sur les entreprises suisses est certes considérable. Mais ils continuent de penser que la situation aurait pu être pire dans l’optique où ces professionnels n’ont pas fait preuve d’une résilience particulière en adoptant de nouvelles stratégies leur permettant de surmonter les difficultés.

Des changements permettant d’ailleurs à ces experts de dire que les contextes liés à la pandémie ont servi de tremplin à ces derniers pour leur permettre de gravir une étape dans leur évolution.

À commencer par la mutation vers le digital qui est devenue cruciale pour la majorité consciente du rôle crucial joué par la digitalisation des services dans la continuité des activités commerciales. À Sara Carnazzi, économiste chez Credit Suisse d’ajouter :

Si l’on compare en fonction de la taille des sociétés, il apparaît que les micros et petites entreprises qui estimaient leur degré de numérisation comme très bon ou bon, plus que les moyennes PME, on finalement vu la pandémie comme un signal d’alerte qui va les inciter à investir dans ce domaine.

Sara Carnazzi.

Aussi, en prenant conscience de l’évolution des besoins de la clientèle, le changement de cap en matière de modèle commercial est aussi urgent depuis mars dernier pour 40% des moyennes entreprises et 51% petites structures.

Et avec l’arrêt des activités au niveau mondial, un phénomène de réadaptation est également constaté auprès des chaînes d’approvisionnement désormais réorientées vers la proximité.