
Le ralentissement économique provoqué par le Covid-19 a laissé des traces sur les finances des entreprises. Le crédit bancaire s’est révélé être un filet de sécurité crucial pour leur survie durant cette crise. L’accessibilité de ce financement dépend de plusieurs paramètres, dont la qualité des relations entre la banque et le débiteur.
En temps de crise, les besoins en liquidités des entreprises explosent au fur et à mesure que leurs activités ralentissent. Des milliers de sociétés de toutes tailles se sont retrouvées dans cette situation l’année dernière, à la suite des arrêts réglementaires décidés par l’État et des protocoles sanitaires renforcés.
Confrontées à une hausse des demandes, les banques s’exposent logiquement à plus de risques de signature, un phénomène qui entraîne souvent un resserrement des conditions de prêt ou une rationalisation de l’offre de financement.
Quand cela arrive, seuls les clients professionnels ayant une bonne relation avec leur créancier bénéficient d’un accès plus aisé au crédit.
Le poids des connaissances du chargé d’affaires
Selon les experts, une relation bancaire dense et franche améliore l’accessibilité au crédit professionnel. La connaissance de l’entreprise par le chargé d’affaires de la banque joue un rôle déterminant. Au sein de l’établissement bancaire, c’est lui qui se charge de l’instruction des dossiers de prêt. Grâce à sa maîtrise du profil et de l’historique de l’emprunteur,
Important Il est le mieux placé pour suggérer le rejet ou l’approbation d’une demande de financement.
Son expertise lui permet aussi d’intervenir directement dans la tarification du contrat, sous la supervision du comité d’engagement de la banque.
La décision d’appliquer un surcoût sur le crédit, pratique relativement courante en période de crise, repose essentiellement sur l’avis rendu par le chargé d’affaires, sur la base de sa connaissance du débiteur et de son évaluation du risque de signature. Il est donc dans l’intérêt des PME d’entretenir de bonnes relations avec leur « conseiller » bancaire.
Des liens solides avec un chargé d’affaires ne suffisent pas pour autant à s’assurer une source de financement fiable en temps de crise. La disponibilité accrue du prêt ne doit pas entraver les efforts des entreprises pour négocier avec d’autres banques.
Le recours à un pool bancaire, constitué de deux à trois établissements supplémentaires, en plus du prêteur principal, s’avère souvent nécessaire pour faire jouer un peu la concurrence, sans renoncer aux bénéfices d’une relation de clientèle avec la banque principale.
Un avantage décisif mais un peu plus cher
La relation privilégiée avec la banque principale a un coût. En contrepartie d’un accès garanti au crédit, un surcoût plus ou moins significatif peut être demandé à l’emprunteur.
Ces prérogatives sont seulement valables lorsque la situation financière de l’entreprise fait apparaître un risque de défaut faible ou tolérable. Et la banque ne peut évaluer ce risque correctement au moment de la signature, notamment à cause d’un manque d’information financière surtout chez les TPE et PME.
Important L’accessibilité du crédit dépend donc de l’ouverture de l’entreprise sur des renseignements tels que :
- les ratios financiers ;
- les bilans ;
- le profil et les qualités des managers ;
- l’organisation du travail au sein de l’entreprise ;
- positionnement de l’emprunteur sur le marché cible.
Plus les échanges d’informations sont francs et détaillés, plus la banque lui accordera facilement un crédit.