Comment fonctionne le leasing ?
Lorsqu’un particulier ou un professionnel veut se procurer un bien (incluant les véhicules), mais sans l’acheter immédiatement, il peut s’adresser à une société de crédit-bail afin d’obtenir un crédit. Si ce dernier accepte sa demande, l’utilisateur recherche et sélectionne le bien auprès d’un fabricant ou d’un distributeur (dans le cas d’un véhicule, chez le concessionnaire) et dans son bon de commande, sélectionne « leasing » comme mode de paiement.
Une fois que le vendeur livre le bien, la société de crédit-bail lui verse le prix d’achat convenu et devient propriétaire du bien, qu’il loue au client (dit « crédit-preneur ») sur le long terme. Lorsque le contrat arrive à son terme, il inclut une promesse de vente consentie par le crédit-bailleur.
Concrètement, à la fin de la période de location contractuelle, généralement comprise entre 2 et 5 ans, le client a le choix entre 3 démarches :
- Se porter acquéreur du bien loué en levant l’option d’achat.
- Mettre fin au contrat en restituant le bien à son propriétaire (la société de crédit-bail).
- Renouveler le contrat de location pour une nouvelle durée avec des modalités à redéfinir.
Pour qu’un financement soit qualifié de leasing, il doit remplir les conditions suivantes :
- Faire intervenir un vendeur, un crédit-bailleur (le financeur) et un crédit-preneur (l’utilisateur).
- Deux contrats sont établis : le contrat de vente du bien et le bail de location assorti de l’option d’achat.
À qui s’adresse le leasing ?
Le leasing s’adresse aux professionnels, quel que soit leur statut juridique ou leur secteur d’activité : entreprises de tous types (industrielles, commerciales, publiques, artisanales, agricoles), associations, professions libérales, administrations, collectivités locales.

Il est toutefois très difficile, voire impossible pour une entreprise qui démarre d’obtenir un leasing. La présentation d’un ou deux bilans est en effet indispensable pour convaincre le crédit-bailleur de la solidité financière du preneur, minimisant le risque de défaillance.
Lorsque l’utilisateur est un particulier qui souhaite financer un bien non professionnel, l’organisme de financement lui propose un contrat de location-vente ou un contrat de location avec option d’achat (LOA).
Quels biens peuvent être financés en leasing ?
Le leasing professionnel est un mode de financement très prisé des matériels professionnels (équipement, véhicules, outillage) ou des biens immobiliers à usage professionnel. La formule est utilisée notamment pour les biens professionnels qui requièrent un investissement important.
Quels sont les avantages du leasing ?
- Le leasing permet de se procurer un bien avec une mise de départ minime (si un dépôt de garantie est réclamé) et en ayant la possibilité d’en devenir propriétaire à terme.
- Les revenus tirés de l’utilisation du bien permettent dans certains cas de financer entièrement les loyers.
- Les loyers et le coût des services annexes sont en principe des charges déductibles de la base imposable.
- Le leasing permet de remplacer régulièrement et à moindre coût des équipements à l’obsolescence rapide afin de bénéficier en permanence des technologies les plus récentes.
Combien coûte le leasing ?
Le coût d’un leasing ne se limite pas au prix du bien. Plusieurs autres éléments doivent être intégrés au calcul.
Loyer du leasing
Pour pouvoir disposer du bien souhaité, le crédit-preneur doit s’acquitter d’un loyer. Il comprend une part liée au bail et à la jouissance immédiate du bien, et une part destinée à couvrir le paiement anticipé de la valeur du bien.
Le loyer est déterminé en fonction du prix d’achat du bien, du montant des charges et de la marge appliquée par la société de crédit-bail. Deux facteurs font fluctuer le montant du loyer.
- La durée du contrat : le loyer est d’autant plus faible que la durée de l’opération est longue ;
- La valeur résiduelle : le loyer est amoindri par une valeur résiduelle importante.
Intérêts que génère le leasing
À l’exception des contrats de location-vente, lesquels sont régis par le code de la consommation, et dont les intérêts ne peuvent excéder le taux effectif global (TEG), les autres contrats offrent une relative souplesse en la matière. Ainsi, ils n’ont pas l’obligation d’afficher le TEG et les taux d’intérêt peuvent être supérieurs au taux d’usure.
Paiement du loyer
L’échéance des loyers est généralement mensuelle, trimestrielle ou annuelle. La plupart du temps, leur montant est fixe pour toute la durée du contrat, mais celui-ci peut contenir une clause de révision du prix selon un indice contractuel comme celui de la consommation ou encore celui du coût de la construction, etc.
L’ensemble des loyers + la valeur résiduelle représentent toujours plus que le prix d’achat. Coût du leasing : les garanties complémentaires.
Afin de se prémunir contre les impayés de loyers et bien qu’il conserve la propriété du bien, le crédit-bailleur demande au crédit-preneur des garanties complémentaires.
Dépôt de garantie
La plupart des crédits-bailleurs réclament un apport personnel au titre de dépôt de garantie. Son montant est défini par le type de bien et sa valeur selon l’appréciation de la société qui accorde le financement. Elle fixe également le nombre de loyers et la valeur résiduelle.
Toutefois, un montant maximal basé sur le prix TTC du bien est prévu en fonction du type de contrat :
- Location avec option d’achat (LOA) : 15 %;
- Location-vente sur le secteur immobilier : 20 %.
Si le crédit-preneur ne lève pas l’option d’achat au terme du contrat de leasing, la somme versée lui est restituée.
Assurance d'un véhicule en leasing
Un grand nombre de contrats de leasing contraignant le preneur à contracter une assurance. C’est une protection essentielle contre les éventuels dommages causés aux tiers, mais aussi contre le risque de perte du bien, totalement ou partiellement. Par ailleurs, l’essor de la bancassurance incite les acteurs du marché à imposer la compagnie d’assurance couvrant le contrat de leasing.
Contrat de maintenance
La majorité des contrats de leasing sont accompagnés d’un contrat de maintenance. Celui-ci est d’autant plus important lorsqu’il s’agit de matériel de haute technicité à l’entretien complexe. Ayant la maîtrise des spécificités techniques du matériel, cette tâche délicate est souvent assurée par le constructeur ou son distributeur agréé.
Pénalités en cas de défaillance ou de résiliation anticipée
Les pénalités à payer en cas de non-respect des termes du contrat (défaut de paiement des loyers ou résiliation du bail avant terme sans levée d’option) représentent l’un des inconvénients majeurs du leasing, car elles alourdissent considérablement le coût du crédit.
Outre la sanction financière, si le crédit-preneur ne règle pas ses loyers, le bailleur peut décider de mettre fin au bail et de reprendre le bien aux frais du locataire. En outre, dans un contrat prévoyant des pénalités, on retrouve souvent une clause pénale. Lesdites pénalités sont conséquentes, puisqu’elles peuvent représenter 75 à 80 % des loyers à échoir jusqu’à la fin du contrat. Néanmoins, le montant des pénalités est réduit de la somme obtenue de la revente du bien.
Valeur résiduelle du bien
À l’expiration du bail, le crédit-preneur est libre de lever ou non l’option d’achat, c’est-à-dire qu’il peut décider d’acheter le bien qu’il a loué ou de le restituer à la société de crédit-bail qui en est le propriétaire.
S’il choisit la propriété, il doit régler à la société de financement ce qu’on appelle la « valeur résiduelle ». Elle correspond à la valeur du bien à sa revente. Il s’agit le plus souvent d’une somme symbolique, ou en tous cas, largement inférieure à la valeur marchande du bien à cette date.
La faiblesse de la valeur résiduelle est un moyen d’encourager le crédit-preneur à acquérir le bien, évitant au bailleur de devoir le reprendre et le revendre. Il faut toutefois éviter de fixer une valeur résiduelle trop basse au risque de voir le fisc procéder à une requalification du contrat. En effet, l’administration fiscale est susceptible de juger les loyers trop élevés.
Or, ils sont déclarés comme des charges déductibles. L’entreprise serait par conséquent coupable d’avoir surestimé les amortissements fiscaux par rapport aux montants « corrects » si le bien lui avait appartenu en propre.
Enfin, si le preneur a versé un dépôt de garantie au début du contrat, et que son montant couvre la valeur résiduelle, il peut lever l’option sans avoir à toucher à sa trésorerie.
Quelles sont les règles fiscales applicables au leasing ?
TVA
Les opérations de leasing s’accompagnent d’une fiscalité attractive, particulièrement pour les sociétés soumises à la TVA. Celle-ci est en effet récupérable sur plusieurs éléments :
- Les loyers et les taux d’intérêts qu’ils comprennent.
- Les charges d’entretien et de réparation.
Si le bien objet du contrat est un bateau de plaisance pouvant naviguer en zone hauturière, le taux de TVA applicable passe de 20 % à 10 %.

Taxe professionnelle
Tout bien loué par une société dans le cadre d’un contrat de leasing est déclaré comme un de ses biens propres. Pour déterminer le montant de la taxe professionnelle, la valeur locative du bien est déterminée sur la base de sa valeur d’acquisition initiale. Cette valeur est celle qui sera prise en compte en cas de levée de l’option d’achat à la fin du contrat. L’économie potentielle peut être substantielle, notamment dans le cas d’un emprunt immobilier, considérant sa durée, généralement comprise entre 15 et 20 ans.
Taxe foncière
Une exonération de la taxe foncière est accordée durant 15 ans au vendeur d’un immobilier subventionné par un PSLA, dédié à la location-accession à la propriété.
Comment racheter un contrat ou un bien en leasing ?
Rachat de contrat
Le contrat de leasing a la particularité de permettre le rachat du bien à la fin du contrat. Mais il existe d’autres formes de rachat avant terme : celle du contrat ou du bien. L’opération est possible aussi bien pour les biens mobiliers qu’immobiliers, mais le transfert de contrat est plus complexe dans le second cas du fait de la difficulté d’estimation du prix du bien.
La société de crédit-bail peut décider librement de céder le bien ou le contrat à un autre organisme habilité à offrir ce type de financement. La cession ne modifie aucune des clauses du contrat, mais une nouvelle publicité par le bailleur est obligatoire :
- Crédit-bail immobilier : à la Conservation des hypothèques.
- Crédit-bail mobilier : au greffe du tribunal de commerce dont dépend le locataire.
À l’inverse du crédit-bailleur, le locataire n’est pas autorisé à céder son contrat, sauf accord express du bailleur. Ce dernier peut cependant trouver plus d’intérêt dans cette option que dans la récupération et la revente du bien, à condition que le nouveau crédit-preneur présente les garanties suffisantes.
Rachat du matériel
Il arrive qu’au terme du contrat de location, le fabricant ou le revendeur accepte de racheter le bien concerné par le contrat. Cette option, désignée par « buy-back » est souvent négociée en amont par le crédit-preneur.
Une autre transaction est envisageable : le « cascading ». Avec cette méthode, l’indemnité de résiliation est étalée et s’additionne au prix du bien de remplacement, permettant au crédit-preneur de bénéficier en permanence des modèles les plus récents. C’est le cas des équipements informatiques et des voitures.
À qui s’adresser pour un leasing ?
Pour faire financer un bien en leasing, l’acheteur peut s’adresser à trois types de sociétés : les banques et les organismes de prêt et les sociétés de crédit-bail.
Les banques
En France, les principales enseignes bancaires comptent le crédit-bail parmi leurs activités. Le leasing est parfois géré par une filiale entièrement tournée vers leurs clients professionnels, un département dédié au crédit-bail ou d’une entité distincte montée en partenariat avec les fabricants des biens proposés en leasing, comme cela se fait couramment dans les domaines du transport ainsi que de l’informatique et de la bureautique.
Le plus simple pour une entreprise ou un professionnel désireux de réaliser une opération de crédit-bail est de contacter l’établissement dans lequel est ouvert son compte professionnel. Toutefois, la richesse de l’offre sur le marché est telle qu’il serait dommage de se priver de chances de trouver des formules plus attractives ; une comparaison s’impose donc avant de se lancer dans un tel projet, d’autant que la durée d’engagement est relativement longue.
Les établissements de crédit
Les établissements de prêt traditionnels, qui octroient des crédits à la consommation classique, proposent à ce titre la location avec option d’achat. Les particuliers composent le gros de leur clientèle. Mais alors que les banques travaillent avec les fabricants, les organismes de crédit ont des accords avec les distributeurs. Pour les opérations de LOA portant sur un véhicule, ils travaillent ainsi en partenariat avec de nombreux concessionnaires.
Les sociétés de leasing
Les sociétés de crédit-bail se divisent en 2 catégories : les sociétés de crédit-bail mobilier et les sociétés de crédit-bail immobilier.
Comme leur nom l’indique, les premières fournissent des biens hors immobilier. Elles sont spécialisées sur un secteur d’activité précis ou un type d’équipement, souvent par l’intermédiaire de filiales crées conjointement avec les fabricants. Leur offre est un « pack » qui comprend le financement, le conseil, l’entretien/la maintenance et dans certains cas, l’assurance.
L’avantage de recourir à leurs services pour le dirigeant d’entreprise ou l’industriel est leur expertise du métier ou du matériel. Non seulement l’entrepreneur n’a plus de souci à se faire sur le volet technique, mais il bénéficie de recommandations avisées sur les prix, la durée d’amortissement, etc.
Les sociétés de crédit-bail immobilier fournissent quant à elles un service complet aux entreprises qui veulent acquérir des bureaux, un entrepôt, un magasin… Les acteurs de ce secteur ne peuvent exercer leur activité qu’après obtention de l’agrément de l’Association des sociétés financières.
Leur rôle consiste à financer des opérations pour des biens à usage professionnel exclusivement et à les mettre à disposition du locataire en contrepartie des loyers convenus. Elle n’a pas vocation à conserver indéfiniment la propriété des biens concernés par le contrat de location en leasing. Ainsi, contrairement aux marchands de biens, les spécialistes du crédit-bail immobilier ne spéculent pas sur des actifs immobiliers. De même, au contraire d’une société civile immobilière, elles ne proposent pas de prestation de gestion d’un patrimoine immobilier.
Note : Il est souvent plus intéressant pour un particulier de s’adresser directement au constructeur ou au distributeur pour signer un contrat de LOA ou de location-vente.
Quels sont les éléments-clés d’un contrat de leasing ?
Le leasing est un contrat de location de longue durée entre deux professionnels assorti d’une promesse d’achat. À l’inverse des contrats de location classiques, les obligations du bailleur sont très limitées par rapport aux responsabilités du preneur. De plus, le premier maximise sa protection en exigeant de nombreuses garanties.
Les signataires du contrat leasing
Dans le cadre d’un contrat de leasing, le crédit-bailleur se cantonne à une intervention financière. Il paie le prix du bien qu’il loue au crédit-preneur. Par ailleurs, en restant propriétaire du bien pendant toute la durée de la location, il a toujours la possibilité, en cas de défaillance du locataire ou de non-respect de toute autre clause, de récupérer le bien et de le louer ou le revendre à un tiers. Non seulement cette opération purement financière est quasiment dénuée de risque par rapport à une opération de crédit classique, mais la rentabilité en est très élevée.
Malgré le déséquilibre des obligations, le crédit-preneur n’est pas totalement démuni dans une opération de leasing. La formule comporte en effet de nombreux avantages administratifs, financiers et fiscaux. En disposant du matériel nécessaire, il peut produire et engranger des revenus et des bénéfices sans immobiliser son argent.
Les garanties couvrant l’opération de leasing
Afin de minimiser le risque qu’il prend, le crédit-bailleur impose différentes garanties contractuelles au locataire.
- Le mandat
Le crédit-preneur est la plupart du temps le mieux placé pour choisir l’équipement dont il a besoin pour son activité : il sait quelles caractéristiques et fonctionnalités sont importantes pour l’usage auquel il le destine dans son entreprise. Le crédit-bailleur préfère ainsi lui laisser l’entière responsabilité de chercher, sélectionner et réceptionner le matériel. Cela s’appelle le « mandat ».
Ce mandat est très fréquemment assorti d’un mandat à agir en garantie. Grâce à cette disposition, si le bien présente une anomalie, le crédit-preneur dispose d’une protection efficace contre le fabricant ou le vendeur. Dans le cas d’une opération de crédit-bail immobilier, de par le mandat, le crédit-preneur devient un maître d’ouvrage délégué et assume à ce titre l’ensemble des responsabilités induites.
- La clause pénale
Si pour une raison quelconque, le crédit-preneur n’est plus en mesure de payer les loyers dus, le crédit-preneur lui facture une indemnisation destinée à couvrir la perte ou le manque à gagner. Ce dédommagement se présente généralement sous la forme de pénalités potentiellement égales aux trois quarts ou aux quatre cinquièmes du total des redevances restantes dues.

Le paiement de ces pénalités ne dispense pas le crédit-preneur du paiement des échéances impayées. Le contrat précise en effet que le reste des loyers reste redevable. Cette clause est très dangereuse pour le locataire en situation précaire, car elle peut le conduire au dépôt de bilan.
L’unique moyen d’amoindrir sa dette est l’éventuelle revente du bien par le crédit-bailleur, les sommes encaissées venant obligatoirement en déduction des montants dus. Par ailleurs, le bien ayant disparu, le contrat de location prend fin immédiatement.
- Le cautionnement
La quasi-totalité des établissements qui proposent le leasing exige le versement d’une caution visant à garantir l’opération de crédit ainsi que le contrat de location. Le montant de ce dépôt est logiquement égal à la valeur résiduelle (ou de rachat du bien) en fin de contrat. L’objectif est d’encourager le crédit-preneur à lever l’option d’achat puisqu’il n’a rien à débourser, le solde non payé par les loyers étant couvert par le dépôt de garantie.
Le bien objet du contrat de location est également couvert par le cautionnement, d’autant que le locataire a la possibilité de restituer le bien à la fin du contrat. Celui-ci doit être dans un bon état en faisant abstraction de l’usure due à une utilisation normale.
- L’entretien, la maintenance
Agissant comme s’il était propriétaire du bien, le crédit-preneur a l’obligation d’entretenir le bien loué jusqu’au terme du contrat de location. En particulier lorsqu’il est un professionnel, cette responsabilité est dans son intérêt, puisqu’elle lui assure une disponibilité à 100 % du matériel, évite par conséquent toute interruption de son activité et lui permet de continuer à dégager des bénéfices.
En outre, l’entrepreneur a la possibilité de confier cette obligation au fabricant du bien. Certes, le service est payant, mais il a la garantie d’un travail fait suivant les normes, avec des pièces de rechange de qualité le cas échéant. Enfin, la prestation le libère de tâches chronophages et parfois complexes, et le dégage ainsi d’une responsabilité additionnelle.
Zoom sur le leasing d’une voiture de société
Afin de disposer d’une voiture professionnelle ou d’une flotte complète, une entreprise ou un indépendant peut recourir au leasing en alternative à la location longue durée sans promesse de vente ou au crédit classique. 31 % des PME et des TPE choisissent le leasing.
Comment fonctionne le leasing de véhicule professionnel ?
Une opération de leasing d’un véhicule professionnel est formalisée par un contrat tripartite qui fait intervenir :
- Le crédit-preneur, une entreprise ou un professionnel indépendant, sélectionne chez le(s) concessionnaire(s) le(s) modèle(s) de véhicule répondant à ses besoins. Il négocie également le prix d’achat.
- Le concessionnaire met les véhicules choisis par le preneur à sa disposition. Éventuellement, le contrat de vente du véhicule est assorti d’un contrat de maintenance ou d’entretien. Le concessionnaire peut même conseiller un organisme de financement au client.
- La société de crédit-bail ou l’établissement financier achète le(s) voiture(s) au concessionnaire et le(s) loue au crédit-preneur.
Quels sont les avantages du leasing de véhicule professionnel ?
- Le preneur peut changer fréquemment de véhicule, et roule généralement dans une voiture neuve.
- Tous les modèles de voitures sont éligibles au leasing.
- Le coût global (hors carburant) est fixé par contrat, ce qui évite les mauvaises surprises et permet d’optimiser la gestion budgétaire du locataire.
- Pendant toute la durée de la location, le véhicule est couvert par la garantie du constructeur.
- En cas de défaillance du locataire, le véhicule ne peut faire l’objet d’une saisie.
- Le véhicule en leasing n’étant pas inscrit au patrimoine, le bilan ne comporte ni immobilisation ni amortissement.
- Les professions libérales et les professionnels soumis au régime des frais réels peuvent faire passer les loyers en frais généraux et les déduire de la base imposable.
- La TVA sur les dépenses d’entretien et de réparation est récupérable.
- La fiscalité du leasing voiture est simplifiée, mais les règles applicables varient selon le type de véhicule (de tourisme ou utilitaire).

Avantages par rapport au crédit classique
Le crédit auto, qui est un prêt affecté à l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion, permette à l’utilisateur de devenir immédiatement propriétaire du véhicule, ce qui lui confère une grande liberté : apport personnel facultatif à l’achat, pas de limitation kilométrique ou géographique, frais minimes en cas de remboursement anticipé, modifications ou transformations libres, revente libre. Toutefois, il est moins avantageux que le leasing sur les plans financier et fiscal.
En effet, le coût à l’usage est connu dans le cadre du leasing, de même que les charges annexes : assurance avec garanties obligatoires et facultatives, entretien périodique, réparation, remplacement de pièces (notamment les pneumatiques). De plus, le loyer sur la part de prix du véhicule est moins élevé que les mensualités de crédit. Et si le client contracte une assurance emprunteur, elle alourdit le coût de l’opération.
Quels sont les inconvénients du leasing de véhicule professionnel ?
- Les sociétés de crédit-bail n’ayant pas d’obligation de faire figurer le TEG sur leurs offres, il est difficile de comparer différentes propositions, sauf sur la base du coût global de l’opération.
- L’offre porte presque exclusivement sur des véhicules neufs, avec une très faible représentation des occasions.
- Le crédit-bailleur recommande la souscription d’assurance tous risques plus onéreuse.
- Alors que le crédit-preneur paie la carte grise, c’est l’organisme de financement qui apparaît comme propriétaire, et lui, uniquement comme locataire.
- Si le loyer est généralement inférieur à la mensualité d’un crédit auto classique, le coût global est plus important.
- Le dépôt de garantie, qui correspond à l’option d’achat, peut être élevé.
- Le constructeur « préconise » souvent d’effectuer l’entretien dans son propre réseau ou chez des prestataires agréés exclusivement.
- La TVA sur le loyer n’est pas récupérable.
- Un plafond kilométrique est défini, et tout dépassement peut coûter très cher au crédit-preneur.
- En cas de non-paiement des loyers, le crédit-preneur s’expose à des pénalités importantes et ne peut procéder lui-même à la vente du véhicule pour régler sa dette. Seul le revendeur peut décider de récupérer le véhicule (aux frais du preneur) et de le revendre pour déduire le montant de la vente des sommes dues.
Quels sont les points-clés du contrat de leasing de véhicule professionnel ?

Le contrat de location détaille :
- L’identité du crédit-bailleur et du crédit-preneur.
- Les dates de prise d’effet de fin du contrat.
- Les caractéristiques du (des) véhicule(s).
- Le dépôt de garantie s’il est réclamé par l’organisme de crédit. Cet apport est plafonné à 15 % du prix TTC du véhicule, et il correspond souvent au montant de la valeur résiduelle (ou option d’achat).
- Les loyers sont la contrepartie de la mise à disposition du bien au crédit-preneur. Fixes ou variables, ils sont calculés en fonction de la durée de la location. La première échéance est la plus importante, elle peut s’élever à 35 % du prix total. Le paiement se fait mensuellement ou trimestriellement.
- Le forfait kilométrique est variable. Il s’ajoute aux coûts d’entretien et d’assurance si le locataire souscrit ces options.
- L’option d’achat est l’une des 3 conclusions possibles du contrat de location. Si le dépôt de garantie couvre la valeur résiduelle, le locataire n’a plus rien à payer pour devenir propriétaire du véhicule. Sion, il s’acquitte du solde, souvent minime.
Les prestations complémentaires
Assurance
Comme tout véhicule, quel que soit son mode d’acquisition ou de financement, un véhicule en leasing ne peut circuler sans être couvert par une assurance. En prévision d’un contrôle routier, le conducteur doit avoir en sa possession une d’assurance prouvant que le véhicule est bel et bien assuré.
Mais à l’inverse des autres cas, où c’est au propriétaire de souscrire la protection nécessaire, dans le cadre d’une LOA, c’est le crédit-preneur qui a l’obligation d’assurer le véhicule comme s’il lui appartenait en propre.
La garantie responsabilité civile représente le minimum obligatoire. En cas d’accident, elle permet d’indemniser les dégâts matériels et dommages corporels causés à l’autre véhicule impliqué et à son conducteur. Cependant, elle ne prend pas en charge les dégâts occasionnés au véhicule loué ni à son conducteur. Pour éviter d’avoir à supporter les coûts y afférents, il est donc essentiel de prendre des garanties complémentaires. D’ailleurs, il n’est pas rare que ce soit le prêteur lui-même qui impose les garanties à prendre, notamment si le contrat porte sur un véhicule haut de gamme, une voiture de sport, etc.
Outre les accidents, il est recommandé de se protéger efficacement contre la destruction ou le vol du véhicule loué. Il existe des formules d’assurance dédiées à la LOA pour lesquelles l’assureur règle le cas échéant la différence entre la valeur vénale et la valeur à neuf du véhicule.