Pollution

La ministre de l’Environnement vient de dévoiler une série de mesures destinées à améliorer la qualité de l’air dans les villes les plus polluées. Parmi celles-ci, l’obligation pour les automobilistes d’apposer la pastille « Crit’Air » sur le pare-brise de leurs véhicules et l’extension du bonus « écologique », attribué lors de l’achat d’une voiture électrique, aux utilitaires et aux taxis.

Extension du bonus écologique aux véhicules utilitaires et taxis

La région Île-de-France faisait face à un pic de pollution persistant depuis quelques semaines, alors que certains territoires comme l’Isère-Nord ont été placés en « vigilance » pollution. Face à cette situation d’urgence, le gouvernement a annoncé une série de mesures destinées à faire baisser le taux de particules dans les villes les plus polluées.

La première d’entre elles prévoit d’étendre le bonus écologique de 10 000 euros aux véhicules de société ainsi qu’aux taxis. « Cette importante décision était attendue de longue date, a expliqué Segolène Royal à l’issue du Conseil des ministres. Et de rappeler qu’une prime de 1 000 euros pour tout achat d’un scooter électrique est également accessible à partir de janvier prochain ».

Lancée en avril 2015, cette prime dite de « superbonus » est accordée aux automobilistes qui acceptent de remplacer leur vieux diesel polluant (âgé de plus de 10 ans) par une voiture électrique neuve.

De leur côté, les partisans de la voiture électrique se disent très enthousiastes face à cette annonce.

Pour nous, c'était une mesure qu’il fallait adopter dans le cadre de l'accompagnement du développement des zones de circulation restreinte

Marie Castelli à l'AFP, secrétaire générale de l'Association nationale pour le développement de la mobilité électrique (Avere-France).

La pastille « Crit’Air » sur toutes les voitures

Autre mesure annoncée. Les automobilistes sont désormais tenus de se procurer la vignette « Crit’Air », qui classe les véhicules selon leur niveau de pollution, et de l’apposer sur le pare-brise de leurs voitures. Paris est la première ville à adopter ce dispositif dont l’entrée en vigueur est prévue le 16 janvier prochain.

La lutte contre la pollution atmosphérique est l’une des priorités du gouvernement. La prochaine étape reste donc d’accélérer la révolution du transport propre, des villes responsables, le transport électrique en ville, des modes de locomotion différents

Segolène Royal