
Pour les professionnels, et plus particulièrement les sociétés de transport et de logistique, la circulation alternée constitue un véritable manque à gagner en plus d’entraîner un dérèglement de leurs tournées. Heureusement, pour ceux qui desservent les villes de Lyon et de Villeurbanne, une solution existe pour contourner ce dispositif, quelle que soit leur immatriculation : la vignette « Crit’Air ».
Les vignettes Crit’Air débarquent à Lyon et Villeurbanne
Après Paris et Grenoble, c’est au tour de Lyon et de Villeurbanne d’adopter les vignettes automobiles anti-pollution, baptisées Crit’Air. Classées en six catégories, selon la date de la première immatriculation du véhicule, celles-ci seront couplées au dispositif de la circulation alternée, déjà en vigueur dans les deux villes.
Ainsi, lorsque la région décide à nouveau de reconduire cette mesure en cas d’épisodes de pic de pollution, les voitures se verront toujours imposer de ne circuler qu’un jour sur deux. Mais les moins polluantes, c’est-à-dire celles qui arborent une pastille Crit’Air sur leur pare-brise, seront dispensées de cette restriction.
À qui s’adresse ce dispositif ?
À tous les propriétaires de voitures essence et diesel, poids lourds, deux-roues, bus et véhicules de société, sauf ceux qui font l’objet d’une dérogation exceptionnelle. Ils peuvent en faire la demande sur le site du Service de délivrance des certificats qualité de l’air au prix de 4,18 euros.
Cette démarche n’est « pas obligatoire, mais fortement recommandée », insiste le préfet Michel Delpuech. Ceux qui n'ont pas obtenu leur macaron avant la prochaine circulation alternée à Lyon et Villeurbanne devront se plier au règle du pair et impair, même si leurs véhicules sont récents.
Qui sont autorisés à rouler ?
La circulation alternée peut être mise en place en cas de pollution plus ou moins importante (D2 et D3). « Ce dispositif sera plus fréquent », souligne le préfet. Toutefois, même en cas d’alerte élevée (D3), tous les véhicules essence en circulation depuis le 1er janvier 2006 et les diesels immatriculés après le 1er janvier 2011 sont libres de circuler (vignettes 1 et 2), sans devoir se soumettre au principe du pair et impair.
C’est également le cas pour les véhicules électriques. « Les véhicules les moins polluants seront favorisés », précise le préfet. Dans le cas d’une alerte plus faible (D2), environ 70 % des voitures pourront circuler, à condition d’afficher une pastille sur le pare-brise (vignettes 1 à 3).