
Les entreprises ont aujourd’hui tout intérêt à repenser la mobilité de leurs salariés. Le plan de mobilité dressé peut concerner aussi bien la promotion des transports en commun que le télétravail. En tout cas, sa mise en place permet de sensibiliser les salariés aux modes de déplacement doux, tout en améliorant leurs conditions de travail. Près de 20 000 sites sont concernés par la croissance verte sur le territoire français.
Parmi les objectifs de la loi incitant les sociétés de plus de 100 salariés à instaurer un plan de déplacements, figure la promotion des solutions de mobilité douces.
Désormais, pour se rendre au travail ou pour effectuer des déplacements professionnels, les collaborateurs utilisent un vélo à assistance électrique ou s’organisent pour partager un véhicule écoresponsable.
Les impacts écologiques de la mobilité liée au travail seront fortement réduits. Mais pas seulement. Les coûts afférents à la gestion de la flotte automobile baissent également. Les salariés, eux, profitent de modes de transport plus confortables.
De nouvelles solutions de mobilité pour joindre l’utile à l’agréable
Toute entreprise regroupant plus de 100 salariés sur un même site a l’obligation d’établir un plan de mobilité entreprise ou interentreprises. C’est que prévoit la loi de 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) en milieu urbain.
De nombreux trajets sont concernés, à savoir les déplacements entre le lieu de résidence et le lieu de travail, ainsi que les différents rendez-vous professionnels. L’accueil des fournisseurs et des clients n’est pas en reste.
Bénéfices notables pour les salariés et les entreprises
Selon le cabinet de conseil Bemobi, le plan de déplacements contribue à maîtriser les coûts liés à la gestion d’un parc automobile, dont le financement véhicule professionnel.
Les frais peuvent diminuer de 5 à 20%. Par exemple, la mise en place d’un système de visioconférence permet d’économiser 340 euros pour un trajet de 600 kilomètres. Le dirigeant d’entreprise peut en effet s’appuyer sur cette mesure pour améliorer son image auprès des collaborateurs. Encore faut-il tenir compte de certains frais supplémentaires :
- frais de covoiturage ;
- indemnités kilométriques pour l’usage des deux-roues ;
- remboursement d’une partie des frais de transport en commun ;
- allocation de crédits mobilité pour les déplacements des salariés ayant usuellement recours au covoiturage et à l’autopartage à titre personnel.
En outre, l’amélioration de la mobilité des salariés implique une éventuelle baisse des sensations de fatigue. Les journalistes et les commerciaux, qui ont plusieurs trajets à parcourir dans la journée, seront moins stressés grâce à cette mesure. Cela génère un impact positif sur la productivité journalière et réduit les risques d’accidents routiers.
Comment les entreprises établissent-elles leurs plans ?
Avant de mettre en place son plan de mobilité, une entreprise doit évaluer l’offre en matière de transports et de stationnements. Les réseaux relatifs aux différentes modalités de transport doivent être étudiés (pistes cyclables, parkings, gares…).
Les services de partage de véhicules sont de plus en plus florissants, grâce aux sites comme Karos, iDVroom ou Blablacar.
Peaufiner des solutions de mobilité passe également par une enquête auprès des bénéficiaires, dont notamment les collaborateurs. Leurs modes de déplacement et leurs itinéraires doivent être pris en compte.
C’est seulement après cette analyse pratique que la société peut concrétiser son projet. Selon les cas, les initiatives comme l’instauration d’un système de télétravail et de visioconférence, l’utilisation de transport en commun pour les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels peuvent être prises en compte.
Selon Bruno Renard, responsable RSE pour le CEA, 50% de ses employés l’utilisent pour venir au travail. D’autres mesures peuvent également être mises en place à savoir l’utilisation du vélo, l’autopartage et le covoiturage.
Il est indispensable de savoir que parmi les 19 millions de personnes qui se rendent au travail en voiture tous les jours, 75% d’entre elles sont seules à bord. Pourtant, cela représente près de 30% du trafic routier. Orange dispose, en effet, de la plus grande flotte en autopartage dans l’Hexagone avec 2 000 véhicules à son actif.