
La Sécurité Routière mettra très prochainement une nouvelle stratégie consistant à placer un radar sur des voitures de patrouille privées. Une nouvelle technologie permettant de détecter les conducteurs dépassant la vitesse autorisée. Cette initiative s’appliquera dans un premier temps dans la région Nord de la France, pour ensuite s’étendre sur tout le territoire.
Emmanuel Barbe, un délégué interministériel à la sécurité routière, informe la mise en place d’un nouveau projet. Celui qui permettra de détecter les excès de vitesse grâce à des radars embarqués sur des voitures de patrouille privées. En effet, les cinq premiers véhicules équipés de ce système de détection seront opérationnels très prochainement à Eure, dans la région Nord de la France. Puis, viendra pour 26 autres en Normandie. Mais tout ne s’arrêtera pas là, puisque d’ici 2020, ce dispositif s’étendra sur tout le territoire français. D’ailleurs, l’exécutif prévoit d’équiper de ce mécanisme 383 automobiles. Une initiative que certaines associations voient d’un mauvais œil.
Un dispositif de l’État entre les mains des sociétés privées
Les véhicules dotés de ce dispositif seront pilotés par un seul chauffeur. Selon Emmanuel Barbe, l’objectif est d’augmenter la capacité de flasher. Pour commencer, les modèles à utiliser seront des Peugeot 308, ensuite, au fur et à mesure de la progression du projet, ils seront variés selon un barème distinct.
Chaque automobile disposera de deux appareils destinés à détecter d’une manière tout à fait automatique les excès de vitesse. Ce serait possible grâce à un radar installé sur le tableau de bord et un autre sur la plage arrière.
L’État compte mener à bien ce projet en engageant des sociétés privées pour conduire les modèles équipés. Les prestataires auront comme mission d’effectuer huit heures de circulation journalière Ils travailleront même la nuit et les jours fériés. L’itinéraire est défini à l’avance et toute tentative de fraude sera sanctionnée. Les véhicules utilisés seront des propriétés du gouvernement.
Le point de vue de certains conducteurs
L’annonce de l’introduction des radars embarqués privés a fait l’objet de vives critiques auprès des usagers de la route. C’est bien le cas pour l’association 40 millions d’automobilistes qui a déposé un recours auprès du Conseil d’ État. D’ailleurs, cette institution en a confirmé le dépôt. Cependant, la date de l’audience n’a pas encore été fixée. Quoi qu’il en soit, plus de 427.000 signatures ont été collectées par la Ligue de défense des conducteurs à l’encontre de ce nouveau concept. D’après cet organisme :
Cette privatisation des radars embarqués n'a d'autre but que de générer d'importants revenus pour l'État.
Un point de vue que l’exécutif ne partage pas et qui s’exprime par le biais de son représentant, Emmanuel Barbe :
L'objectif n'est pas de gagner de l'argent. Il n'y aura pas de rétribution au nombre de flashs. On rémunère la société uniquement pour conduire sur les itinéraires prévus par l'État. La rémunération est fondée uniquement sur le nombre de kilomètres à parcourir sur un mois donné.
Emmanuel Barbe
Quoi qu'il en soit, si vous avez mis à disposition des voitures de société à vos salariés, tenez les informé de ce nouveau dispositif de sécurité.