realisation d'un controle de voiture

À partir du mois de mai 2018, toutes les voitures appartenant à des particuliers (voiture de tourisme, camping-car, etc.) vont devoir passer par un nouveau contrôle technique, à la fois plus rigoureux et onéreux. Cette mesure a été prise par les autorités françaises à la suite d’une directive européenne datant de 2014.

Le contrôle technique a été mis en place en 1992. Parmi ses principaux objectifs, on retrouve la limitation des risques d’accidents liés à des défaillances techniques et la réduction des émissions polluantes des voitures.

Après une visite, un automobiliste peut être amené à faire réparer les défauts détectés par les contrôleurs techniques. La remise en état doit généralement être réalisée dans les deux mois suivant le contrôle. Par ailleurs, il est nécessaire d’effectuer une contre-visite.

Pour 2018, les automobilistes devront se pencher plus sérieusement sur l’entretien de leur voiture. Le nouveau contrôle technique annoncé pour le 20 mai est soumis à des règles plus sévères. Il comporte des points de vérification plus nombreux.

Des points de contrôle et des défaillances plus nombreux

À partir du 20 mai, le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132 lors d’une visite technique. Celui des défaillances, auparavant appelés défauts possibles, devrait atteindre 606. Notons qu’une nouvelle catégorie a fait son apparition : la défaillance critique.

Pour l’instant, les problèmes détectés sont classés en deux catégories à savoir les défauts mineurs et les défauts majeurs. Une fois la nouvelle visite technique en place, 127 anomalies vont entrer dans la troisième catégorie appelée défaillance critique.

Dans le cas où une voiture présente des défauts appartenant à cette dernière classe, des travaux de réparation doivent être réalisés dans les plus brefs délais. En règle générale, elle sera frappée d’une interdiction de circuler en cas d’anomalie dite “critique”.

Toutefois, pour permettre à son conducteur d’accomplir les travaux nécessaires à la remise en état, le centre de contrôle autorise l’utilisation du véhicule le jour du contrôle. En d’autres termes, les réparations doivent être effectuées à la fin du jour ouvré et non dans un délai de 24 heures, après la visite technique.

À titre d’information, les pneus usés, l’absence de rétroviseur et les freins défectueux comptent parmi les défauts considérés comme des défaillances critiques.

Amende et coût du contrôle

Après la visite technique, une voiture (voiture de fonction, de tourisme, etc.) présentant une ou plusieurs défaillances critiques reçoit une vignette. Une fois le délai de réparation dépassé, son propriétaire s’expose à une amende de 135 € dans le cas où il continue de circuler avec son véhicule.

Le règlement impose des travaux de remise en état le jour du contrôle pour les anomalies critiques. Par ailleurs, ceux-ci doivent être exécutés dans un délai de deux mois pour les défaillances majeures.

Concernant le coût du contrôle, des professionnels dans le domaine estiment que la facture peut augmenter de 15 à 20%, en raison des contre-visites payantes. La durée des vérifications devient également plus importante. De même, les contrôleurs seront davantage qualifiés.