Pompe essence diesel

Les conducteurs locaux se plaignent du bond que vient de faire le coût du gazole dans le département de l’Essonne. Désormais, le prix du diesel équivaut, voire surpasse, celui du sans-plomb 95 dans cette zone. Une situation qui semble plus relever du pouvoir public et de leur taxation que du circuit de distribution.

Le diesel rattrape le sans-plomb 95. Son coût devient effectivement de plus en plus cher auprès de plusieurs stations sises dans la région francilienne, et plus précisément en Essonne. En effet, près d’une soixantaine de postes sont concernés par cette augmentation de tarif parmi les quelque 135 recensés.

Quelques facteurs semblent avoir occasionné cette situation. D’un côté, la forte progression des fiscalités imposées par l’État est montrée du doigt tandis que, de l’autre côté, les groupes pétroliers semblent se détacher de toute responsabilité.

Toujours est-il que les conducteurs roulant au gazole se sentent gravement pénalisés. D’autant plus qu’il n’est pas toujours évident de trouver les moyens pour troquer leur engin contre un autre moins polluant.

Les fiscalités alourdissent le prix du carburant

En Essonne, le diesel atteint le coût du sans-plomb 95 et le dépasse même dans certaines stations. D’après la plateforme gouvernementale dédiée aux prix de carburants, cette hausse est effective auprès de 65 stations locales. Soit près de la moitié (48%) des 135 postes implantés dans la région.

Le dirigeant d’une essencerie sise dans la commune d’Arpajon semble plaider en faveur des distributeurs. Ce dernier déresponsabilise les sociétés pétrolières du rebond flagrant de la tarification du gazole et fait porter le chapeau au pouvoir public. Selon lui :

« Les tarifs sont définis par les entreprises en fonction de la zone de chalandise. Concernant les charges, frais de transport, marges des distributeurs…, ils ne représentent que 20 % du prix au litre. Les 80 % restants vont à l’État, sous forme de taxes ».

Du côté de Bièvres, le responsable d’une de ces infrastructures semble du même avis. Ainsi, il soutient que :

« L'État a récemment augmenté les taxes sur le diesel de 12 %. Cependant, il fallait s’y attendre, puisqu’il sera interdit en 2024dans Paris. J’ai remarqué deux types de réactions chez mes clients : ceux qui roulent à l’essence s’amusent de voir que le gazole est désormais aussi cher que le sans-plomb 95. Les autres sont plus à fleur de peau et jurent de se débarrasser de leur diesel dans les meilleurs délais ».

La situation sème le désarroi auprès des conducteurs

À l’évidence, le sujet est quelque peu délicat pour certains automobilistes. Entre autres, un chauffeur-livreur de 40 ans déplore le bond de 25 centimes réalisé par le prix du gazole en l’espace de quelques jours. D’autant qu’il doit recharger (à l’horizon de 80 litres pour faire le plein) en moyenne deux fois par semaine. Cet individu appréhende les conséquences de la situation sur le compte de sa compagnie.

Un trentenaire, directeur d’entreprise et conducteur d’une voiture de fonction, occulte un peu moins son mécontentement, surtout quand l’unique alternative envisageable est de migrer vers les véhicules alimentés en essence ou les modèles hybrides qui ne rentrent pas dans ses moyens sur le court terme.