chauffeur dans sa voiture

Environ un collaborateur sur cinq vient au bureau avec sa voiture de société en Belgique. C’est ce que révèle Attentia, une société primée qui œuvre dans le secrétariat social et dans les ressources humaines. Rien que dans la capitale européenne, qui est également une des provinces de la région wallonne, 40,55% des salariés possèdent un véhicule de société à leur disposition. Les nouvelles mesures sur la mobilité ne sont pas prêtes de faire leur effet.

Comme en France, les autorités belges instaurent des plans de mobilité pour encourager la prolifération de véhicules propres. En vue de réduire la pollution atmosphérique, une taxe est prélevée sur les voitures polluantes.

A Savoir Il y a quelques années, l’État a lancé le programme « cash for car » qui consiste à rendre la voiture de société, moyennant une indemnité. Attentia avance que ce projet n’a pas apporté les résultats escomptés, d’autant plus que la proportion de bénéficiaires de voiture de société augmente exponentiellement.

Cette hausse s’établit à 21,8%, si on dresse un bilan des trois dernières années. Les chiffres sont loin de surprendre, sachant que son usage procure de nombreux avantages, tant sur le plan financier que pratique.

Les travailleurs préfèrent les avantages en nature

Alors que la distance moyenne entre le domicile et le lieu de travail a été écourtée de quatre kilomètres, le nombre de salariés effectuant leurs déplacements quotidiens avec une voiture de société croît au fil des années.

28,94% des collaborateurs se sont approprié cet avantage cette année, contre 24,68%, il y a trois ans. Les ouvriers belges circulant avec un tel véhicule ne sont que de l’ordre de 2%.

Cette tendance est plus flagrante chez les jeunes travailleurs, avec une hausse de 48% en l’espace de trois années.

Le programme « cash for car » n’est pas intéressant

Depuis le début de l’année 2018, tout salarié peut échanger sa voiture de société contre une somme en espèces. À en croire les chiffres, la grande majorité des employés belges ne sont pas attirés par le programme « cash for car », d’autant plus qu’il n’est pas financièrement intéressant.

D’ailleurs, 40,55% des salariés des firmes du Brabant wallon bénéficient d’un véhicule de service, les axes autoroutiers de la province étant particulièrement développés.

Face à cet échec, le gouvernement est en phase de revoir les conditions d’éligibilité au programme. La loi pourrait s’étendre aux salariés qui ne disposent pas d’une voiture de fonction.

Vers des solutions de mobilité partagée

À côté de l’usage des véhicules de société, de nouvelles pratiques écologiques émergent. Attentia énonce que davantage de salariés se mettent à l’autopartage ou au covoiturage. Les deux-roues ne sont pas en reste.

Mais très peu d’entreprises ont actuellement recours à ce mode de déplacement, sachant que la réglementation est encore imprécise à ce sujet.

Un conseiller juridique de la plateforme affirme qu’il est possible de mettre en place un système conçu sur-mesure pour optimiser l’usage de cet engin. Le salarié peut s’en servir pour des fins privées.