Quartier résidentiel avec des voitures garées dans la rue, Bruxelles,

À l’heure où les problèmes écologiques liés au réchauffement climatique sont au centre des préoccupations de presque tous les pays du monde, beaucoup cherchent le moyen de réduire de manière conséquente la pollution causée par les voitures en circulation. Mais la tâche s’annonce difficile en Belgique, compte tenu de la place importante de ce moyen de locomotion dans le quotidien des ménages.

Un tiers des Belges veulent voir moins de voitures sur les routes, mais peu sont prêts à renoncer à la leur

Une étude récente a essayé de comprendre le rapport qu’entretiennent les Belges avec leur véhicule, de manière à voir à quelle fréquence ils l’utilisent, ce qu’ils sont prêts à faire pour le bien de l’environnement ou encore la raison pour laquelle ils hésitent à prendre les transports en commun.

Les résultats de l’enquête ont permis de conclure que

« Les Belges ne renonceront pas facilement à leur véhicule ».

Pour 70 % des personnes interrogées, il leur sert surtout dans le cadre de leur travail, pour se rendre au bureau, mais également pour les éventuels déplacements professionnels.

Plus de 30 % d’entre elles reconnaissent que le recours aux transports en commun serait nettement plus bénéfique à l’environnement, mais déplorent le côté très peu pratique que présente celui-ci, et préfèrent conduire leur voiture.

Le travail ne tolère pas les pertes de temps

Important De par leur nature, les transports en commun ne peuvent pas s’adapter de manière parfaite aux horaires de travail de chacun.

C’est la raison pour laquelle le véhicule personnel reste indispensable, d’après 36 % des travailleurs belges interrogés.

Certains emplois ne tolèrent pas les retards et les horaires des transports en commun, qui, en plus, observent plusieurs arrêts durant le trajet, ne permettent pas toujours d’être ponctuel.

Le véhicule personnel ou la voiture de société reste donc un moyen de transport privilégié, voire incontournable pour la population active, notamment pour les travailleurs qui occupent des postes importants avec des horaires stricts.

Pour 21 % des sondés, l’utilisation de la voiture est d’autant plus cruciale qu’elle leur sert également pour d’autres tâches comme la récupération des enfants à la sortie de l’école ou pour faire quelques courses après le travail.

Faire un mix des deux modes de transport : idée pertinente, mais encore plus contraignante

Certains spécialistes avancent comme solution l’alternance entre le véhicule personnel et les transports en commun. Mais outre les 7 % de Belges qui disent détester les transports publics, environ 16 % des personnes interrogées seulement pensent que c’est faisable.