
Ces dernières années, la politique française de transition énergétique a permis aux modèles de voitures roulant à l’énergie verte de gagner en notoriété. Un revirement qui a principalement permis à l’électrique d’enregistrer les meilleures performances en laissant loin derrière l’hybride rechargeable qui avance timidement dans l’ombre de l’hybride malgré les quelques atouts à son actif.
Dans l’Hexagone, le marché de l’hybride a, en 2019, connue une croissance à deux chiffres par rapport à la période d’exercice de 2018 pour lui permettre de renforcer sa part dans ce domaine hautement concurrencé par l’électrique et encore dominé par les thermiques représentées par l’essence et le diesel.
C’est dans cet environnement que l’hybride rechargeable tente péniblement de se frayer un chemin en avançant à petits pas. Une situation qui pourrait cependant s’améliorer si l’on tient compte du fait qu’il dispose de différents atouts pour lui servir de levier d’autant que l’offensive est désormais lancée par les constructeurs français à l’instar de Peugeot et de Renault.
La part de l’hybride rechargeable demeure minoritaire
2019 a été une saison plutôt encourageante pour les voitures hybrides qui, dans l’ensemble, ont effectué un bond non négligeable de 17,9% en passant de 106 369 unités vendues en 2018 à 125 432 un an plus tard.
Dans les détails, force est de constater que durant cette saison, l’hybride rechargeable a fait un saut considérable de 28,6%. Tout cela parce que le nombre des nouvelles immatriculations est passé de 14 528 en 2018 à 18 592.
N’empêche cependant que sa part sur le marché demeure encore minoritaire en affichant une timide évolution de 0,7% à 0,8% pour représenter une infime portion de celle gagnée par l’hybride qui a atteint la barre des 5,7% en 2019 contre 4,9% la période d’avant.
La différence est d’autant plus grande une fois comparée à celle de l’électrique qui domine le secteur de l’énergie verte à hauteur de 62% pour 42 763 nouvelles immatriculations sur les quelque 69 466 voitures électrifiées pour particuliers mis en circulations sur l’ensemble du territoire en 2019.
La situation pourrait s’améliorer
Avec une part évoluant entre 0,7% et 0,8%, l’on pourrait dire que l’hybride plug-in n’est pas encore prêt de gagner en notoriété sur le marché. Toutefois, tout porte à croire que la situation pourrait s’améliorer. Pour le dire, il suffit de prendre en compte les différents atouts qui lui servent de levier.
À commencer par la récente implication des constructeurs français dans le système à travers a fabrication de modèles notamment destinés à servir de voiture de société. La preuve en est que Peugeot a finalement décidé de franchir le pas en présentant son 508 et 3008 Hybrid tout comme Renault avec son Captur E-Tech Plug In. De nouveaux spécimens qui seront à 80% destinés aux entreprises.
Comme les autres marques rechargeables présentes sur le territoire, ces véhicules tricolores ont en effet de quoi séduire davantage les consommateurs ne serait-ce que d’énumérer le fait que leur taux d’émission de gaz à effet de serre dépasse à peine le seuil des 30 g de CO2/km et que leur niveau de consommation évolue entre 1,5 et 1,6 litre par 100 km.
De quoi, permettre aux utilisateurs de réaliser une économie de carburant de 15 à 20 000 euros par an, alors qu’il suffit de les brancher à une simple prise de lave-linge pour recharger leur batterie de de 10 ou 15 kWh.
Une situation qui profite également aux constructeurs qui par la même occasion y trouvent leur compte en :
- Évitant les lourdes pénalisations financières liées à la nouvelle norme d’homologation WLTP ;
- Abaissant sensiblement le montant de la fameuse TVS de leur parc ;
- Réduisant la taxe annuelle sur les véhicules de société.
Et en parlant de fiscalité, il faut préciser la clientèle aura le privilège de bénéficier d’un bonus rattaché à une prime de conversion en choisissant un véhicule hybride rechargeable. Soit pour :
- Un montant pouvant atteindre jusqu’à 80% du prix d’acquisition dans la limite de 5 000 euros pour un ménage non imposable ;
- Un montant plafonné à 2 500 euros pour un ménage imposable.