charge voiture electrique

Les deux préformateurs du futur gouvernement Vivaldi en Belgique ont récemment transmis une note détaillant les principaux sujets de négociation entre les sept partis appelés à former la coalition. Parmi les thèmes abordés dans le document, le verdissement total des véhicules d’entreprise d’ici six ans est celui qui a le plus de chances d’aboutir.

Des flottes d’entreprise entièrement électriques ou hybrides en Belgique en 2026 ? C’est l’une des idées les plus marquantes de la note rédigée par les deux préformateurs Conner Rousseau et Egbert Lachaert en vue des négociations pour former le gouvernement de coalition Vivaldi.

Si cette proposition aboutit, la Belgique sera l’une des premières nations européennes à se débarrasser intégralement des motorisations diesel et hybrides des parcs automobiles de ses entreprises. La mise en œuvre de cette transition requiert toutefois des investissements majeurs, surtout pour la mise en place d’infrastructures de recharge performantes sur tout le territoire.

Un projet de flotte d’entreprise écologique en Belgique

En Belgique, le système de voiture de société coûterait aux finances publiques entre 3,5 et 4 milliards d’euros, selon certains partis, tandis que d’autres l’estiment à 2 milliards d’euros. Et pour cause, les entreprises qui offrent des voitures de fonction à leurs collaborateurs bénéficient de réductions fiscales nettement plus bénéfiques qu’une augmentation de salaire. Plusieurs partis ont donc réclamé la suppression de ce système. Une requête que les deux préformateurs de la Vivaldi semblent ne pas tenir compte dans leur note.

Au lieu de suggérer la fin des véhicules de fonction,

Important Conner Rousseau et Egbert Lachaert leur proposent de discuter d’un passage au tout électrique et hybride des flottes d’entreprise.

Ce verdissement total pourrait être terminé dès 2026. Le pouvoir fédéral et les régions sont appelés à travailler de concert pour mener à bien ce projet. L’électrification du parc automobile des sociétés d’ici 6 ans implique une interdiction des ventes de véhicules à motorisation thermique aux entreprises.

Une mesure en ligne avec les objectifs de transition énergétique de l’UE

L’électrification de la flotte automobile des entreprises belges aura un fort impact sur leurs émissions de GES, dans un pays qui compte près d’un million de véhicules d’entreprise, dont plus du tiers appartiennent aux salariés. Cette transition collerait parfaitement avec l’objectif d’une réduction de 55 % de l’empreinte carbone de la Belgique d’ici 2030 et jusqu’à -95 % en 2050.

Le projet a de réelles chances d’aboutir, les partis ayant déjà trouvé un compromis sur ce point précis. Le pays devra toutefois relever un défi d’ordre technique, celui :

  • de l’adéquation des bornes de recharge ;
  • du réseau électrique national.