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Dire que l’épidémie de Covid-19 a changé la vie des salariés et entrepreneurs serait un doux euphémisme. Cette grave crise sanitaire a tout bouleversé, même les déplacements domicile-travail et les trajets professionnels des travailleurs. Dans le Nord-Ouest de la France, les actifs jettent leur dévolu sur la voiture, jugée plus sûre et plus pratique.

Économiquement, la crise du Covid-19 a provoqué un important ralentissement au niveau mondial. Au quotidien, les travailleurs se retrouvent obligés d’adapter leurs comportements pour continuer de travailler et faire vivre leur famille, en dépit d’un contexte sanitaire toujours sensible.

Selon une étude de l’Ifop, commandée par Alphabet France, les habitants du Nord-Ouest de la France ont démontré que la crainte des transports en commun, le verdissement des moyens de transport et l’essor du télétravail – tous des conséquences du Covid – ont bouleversé leur quotidien en matière de déplacements professionnels. Ces changements ont tourné à l’avantage des voitures individuelles et la voiture de fonction.

Des habitudes de travail changées par le Covid

Sous l’effet de la crise sanitaire, les actifs du Nord-Ouest de la France ont modifié leurs habitudes de déplacement, surtout ceux qui :

  • bénéficient d’une voiture de fonction fournie par l’employeur ;
  • possèdent une voiture individuelle.

Certes, ils utilisent toujours les solutions de mobilité proposées par leur entreprise, dont : • l’accès privilégié à des bornes de recharge électrique (pour les deux-roues et les véhicules) ;

  • le covoiturage entre salariés ;
  • le remboursement des frais kilométriques.

Ces travailleurs se sont toutefois orientés majoritairement vers les trajets en voiture, pour les voyages professionnels ou pour les déplacements domicile-travail.

Dans ce territoire qui englobe le Centre, Poitou-Charentes, les Pays de la Loire, la Bretagne et la Normandie, l’utilisation de la voiture particulière a augmenté de 5 points en pourcentage entre 2019 et 2020. Ces changements d’habitude résultent de décisions personnelles dans 66 % des cas, tandis que 24 % des actifs ont modifié leurs comportements à la demande de l’employeur. Les nouvelles habitudes de mobilité ont aussi affecté l’emploi du temps des travailleurs, dont 9,8 % ont opté pour le télétravail – contre 15 % à l’échelle nationale – et 11,3 % ont choisi des horaires décalés.

Des transports en commun snobés et plus de mobilité douce

L’étude Ifop souligne que les travailleurs du Nord-Ouest de la France sont moins nombreux à se rendre au travail à pied (20,8 %), par rapport à la moyenne nationale. La longueur des trajets – 19 km en moyenne – explique sans doute cet écart. En revanche, la désertion des transports en commun, utilisés par 11,3 % des actifs seulement, est compréhensible. Devant l’ampleur de la crise sanitaire, les salariés et les entrepreneurs préfèrent conduire au lieu d’emprunter le bus ou le train, des endroits où ils sont plus exposés au virus à cause de la promiscuité.

Résultat, 86,3 % des actifs utilisent chaque jour leur voiture, un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale, qui est de 76 %. Les deux et trois-roues (7 %) sont moins présentes dans cette partie de la France, de la même manière que pour le vélo (8,9 % contre 11,7 % au niveau national). Les VAE ou vélos à assistance électrique sont tout aussi marginaux : ils sont utilisés par 1,3 % des actifs, contre 3 % à l’échelle du pays.