Le déclin de Ludendo profile à l’horizon. Le géant français des jouets est effectivement diminué par les grandes difficultés financières que traverse La Grande Récré, son enseigne phare. Les acteurs de l’e-commerce, Amazon en tête, ne l’ont pas épargnée durant la période de Noël. Ses ventes ont chuté considérablement, à tel point que le groupe Ludendo envisage une demande de redressement judiciaire.
Créé en 1977 par Maurice Grunberg, Ludendo est spécialisé dans la vente de jeux et des jouets. En 2017, le groupe a réalisé un chiffre d'affaire sous enseignes de 460 millions d'euros.
Au terme de quatre années de croissance consécutives, le géant français se heurte actuellement à une difficulté financière sans précédente.
Détenu à 62 % par la famille de Jean-Michel Grunberg, il sombre déjà dans une dette de 105 millions d'euros. Son enseigne phare « La Grande Récré » est placé en redressement judiciaire. Les salariés à travers le monde n’ont toutefois pas à s’inquiéter durant toute la procédure.
Ludendo en grande difficulté
À l’instar des distributeurs traditionnels, Ludendo évolue dans un contexte pour le moins complexe. En effet, le détenteur de l’enseigne La Grande Récré souffre de la concurrence imposée par les sites e-commerce, comme l’américain Amazon.
Ce dernier est connu pour ses campagnes de promotion très redoutables. Pour ne rien arranger, les consommateurs procèdent aux achats de plus en plus tardivement, durant la période des fêtes. Ce qui impacte indéniablement sur les comptes de Ludendo.
Le Figaro rapporte que l’an passé, les ventes du géant français du jouet ont baissé de 0,8 %, à 3,4 milliards d'euros. Une situation qui se répercute directement sur les résultats, lesquels sont en recul de 5,6 % pendant cette période stratégique.
Redressement judiciaire
La situation actuelle du groupe Ludendo cristallise son besoin de trésorerie. Aucune banque ne lui a accordé une nouvelle ligne de crédit de 75 millions d'euros.
Au début du mois de mars 2018, l’idée d’un placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Paris a été à l’étude. Cette procédure vise notamment à rechercher un repreneur pour ces 400 points de vente (dont 252 en France) éparpillés à travers le monde. Des chiffres qui représentent dans les 2 500 emplois. Selon la direction :
Cette procédure permettra au groupe de faire face à ces difficultés temporaires. Nous allons tout mettre en œuvre, avec le concours des deux administrateurs judiciaires, afin de permettre au groupe, dont le résultat opérationnel reste positif, d’adapter son financement à son plan de marche opérationnel pendant la période d’observation de six mois qui devrait s’ouvrir.
La direction s’est voulue également rassurante vis-à-vis des salariés :
L’activité continue et que les salaires, primes et frais seront payés à 100 % durant toute la période.