
Afin d’encourager les entreprises françaises à se lancer à l’international et réduire l’énorme déficit de la balance commerciale nationale, le gouvernement travaille à élargir la palette d’outils financiers publics dédiés à l’export. Par ailleurs, parmi les nombreux acteurs qui accompagnent les entreprises désireuses de conquérir des marchés étrangers, Bpifrance va voir son rôle conforté par l’Exécutif.
Bpifrance, partenaire indispensable des entreprises à l’export
Important Le gouvernement renforce l’action de Bpifrance sur le volet export.
Depuis un an, l’institution gère déjà les garanties publiques à l’export à la place de Coface. Son prochain grand défi consiste à promouvoir auprès des PME et ETI exportatrices la boîte complète d’outils développés pour leur simplifier l’extension de leurs activités à l’international. Pour l’aider dans sa démarche, les pouvoirs publics œuvrent notamment à améliorer l’efficacité de l’assurance prospection.
Important Avec cette protection, les entreprises désireuses d’étudier un nouveau marché bénéficient d’une prise en charge des coûts de l’opération.
Désormais, grâce aux efforts de simplification menés par le gouvernement, les démarches seront allégées, et les entreprises qui activeront ce levier pourront obtenir immédiatement une avance de trésorerie d’un montant correspondant à 50 % du budget prévu pour leur campagne de prospection, limitant leurs besoins de trésorerie. Après un test réussi dans le nord, Bpifrance prévoit de déployer ce nouveau dispositif sur l’ensemble du territoire français.
« Pass’Export », un partenariat sur mesure avec les exportateurs récurrents
Par ailleurs, le gouvernement cherche des alternatives aux acteurs privés qui fournissent aux entreprises tricolores des garanties sur les financements à court terme (moins de 24 mois). Ainsi, outre son intervention directe, il pourrait mettre en place un mécanisme de réassurance pour ces entités privées.
Important Autre évolution, les exportateurs réguliers pourront recourir à un tout nouvel outil baptisé « Pass’Export », et qui se présente sous la forme d’un partenariat innovant avec l’État.
Le premier octroie une couverture optimale à l’entreprise durant un certain nombre d’années et en contrepartie, celle-ci s’engage à développer ses activités dans l’Hexagone.
Réforme du Code des assurances en projet
L’Exécutif prévoit en outre une révision du Code des assurances afin que les entreprises effectuant des opérations à l’export puissent être protégées, même si les projets concernés ne font pas l’objet d’un contrat formel. Toutefois, ceux-ci doivent présenter un intérêt « stratégique » pour l’ensemble de l’économie.
Lorsque tous ces outils seront opérationnels, la France pourra s’enorgueillir de posséder la gamme de dispositifs publics d’accompagnement financier à l’export la plus large au monde.