
Après près d’un mois et demi de fermeture, les commerces non essentiels sont aujourd’hui autorisés à rouvrir boutique. Mais à cause de cette fermeture, de nombreux magasins se retrouvent actuellement avec un énorme stock de marchandises invendues. Pour leur venir en aide, le gouvernement va leur distribuer une aide financière dont le montant dépendra de leur chiffre d’affaires.
Alors que les commerces spécialisés dans l’habillement, les articles de sport ou de voyage sont autorisés à ouvrir depuis le 19 mai, leur besoin de trésorerie se fait de plus en plus criant. En effet, ces boutiques se retrouvent aujourd’hui avec une pléthore de marchandises invendues. Des produits qu’elles auront du mal à écouler même avec une forte demande des clients. Ces commerces ont ainsi demandé une aide financière à l’État, une requête validée par l’exécutif.
Ainsi, ces boutiques vont percevoir une subvention quoique la date de distribution n’ait pas encore été annoncée. En attendant, les modalités pour bénéficier de cette aide ont déjà été présentées.
Des aides de 2 000 à 5 000 euros
À l’instar du deuxième confinement, les commerces contraints de fermer durant la troisième vague de contaminations au covid-19 vont bénéficier d’une aide financière de la part de l’État. Le montant qu’ils toucheront dépendra, entre autres, de leur chiffre d’affaires. À savoir que l’aide financière varie de 2 000 à 5 000 euros.
Ainsi, pour les commerces ayant enregistré un chiffre d’affaires inférieur à 200 000 euros lors du dernier exercice clos, sa subvention s’élèvera à 2 000 euros.
Les entreprises n’ayant pas encore clôturé un exercice percevront également la même somme, ainsi que les enseignes avec un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 200 000 euros et pour lesquelles le solde entre l’actif disponible et les dettes exigibles se trouve en dessous de 2000 euros.
L’aide distribué se montera à 3 500 euros maximum pour les commerces ayant enregistré un chiffre d’affaires entre 200 000 et 600 000 euros lors du dernier exercice clos. La somme distribuée pourra être revue à la baisse en fonction du montant de la valeur absolue du solde entre l’actif disponible et les dettes exigibles.
Enfin, les entreprises enregistrant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 600 000 euros percevront un soutien financier à hauteur de 5 000 euros maximum. Ici encore, ce montant sera tributaire du solde entre l’actif disponible et les dettes exigibles.
Le click and collect n’a pas marché
Même si l’État va combler le besoin de trésorerie des boutiques, ces dernières doivent maintenant écouler leur stock de marchandises. Mais selon certains analystes, ces commerçants auront du mal à vendre tous leurs produits invendus depuis plus an, car on n’est pas encore à l’abri d’une nouvelle vague de contaminations. Les consommateurs vont encore fort probablement freiner leurs dépenses.
Toujours est-il que bon nombre de marchands demeurent optimistes. Ils ont indiqué qu’il y a une forte demande des clients. À croire que ces derniers n’ont pas du tout adhéré au concept du click and collect et ont hâte de pousser les portes de leurs magasins préférés.
Certains acheteurs ont affirmé que faire leurs emplettes ne consiste pas seulement à payer pour acquérir un vêtement ou un parfum, il est aussi important pour eux de pouvoir flâner à travers les rayons et essayer différents produits. Ils ont rajouté que le manque d’interaction sociale du click and collect est aussi l’une des raisons pour lesquelles il a été boudé. Quoi qu’il en soit, il n’est pas certain que cet appétit des consommateurs suffise à écouler les marchandises invendues.